Communiqués

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Douleur et continuité…

2015_06_24

Le décès de notre camarade François Delapierre choque tous les adhérent-es de notre parti et bien au-delà. Cette disparition nous atterre tous. La maladie sournoise qui l’a détruit en peu de temps nous laisse orphelin d’un frère, d’un ami, d’un camarade.

Le Parti de Gauche perd un militant, un organisateur, un débatteur de premier plan. Nous perdons un camarade qui, entre autres, nous envoyait toutes les semaines ses éditoriaux de la lettre nationale Àgauche .

Au nom de tous les adhérent-es du Comité de Rennes-Redon, au nom des abonnés de la Lettre Àgauche , des sympathisant-es, des citoyen-nes qui l’ont peut être connu, apprécié, partagé ses écrits, nous transmettons toutes nos plus sincères condoléances à sa famille et ses proches.

Il faut avoir connu la perte d’un proche pour savoir le gouffre que cela crée. Si nous souffrons de sa disparition, imaginez sa famille et ses amis proches.

Respect pour François, tout notre soutien à sa famille, la vie est malheureusement aussi faite de ces moments désastreux. François le militant nous inviterait à poursuivre, sans relâche, les batailles que nous menons. François inviterait, toutes celles et ceux qui hésitent encore, à maintenir le drapeau de la Résistance bien haut et claquant.

Le Comité de Rennes ne lâchera rien, surtout pas les perspectives si bien et si souvent défendues par François.


Illustration de Place au Peuple :
François Delapierre, 28 août 2011 (CC BY-SA 2.0)

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Pour les convergences, aucune hésitation !

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Notre comité PG s’investit dans la construction d’un rassemblement dépassant le cadre des coalitions partidaires dans la perspective des élections régionales, mais pas seulement.

L’association de citoyen-ne-s, de militants politiques, associatifs, syndicaux, soutenus par des organisations nous semble le moyen le plus efficace et respectueux des parcours des un-es et des autres pour créer l’alternative aux politiques austéritaires menées par l’UMP ou le PS.

Oui, le PS a trahi une fois encore. Oui le PS se voue à maintenir le système capitaliste et sa composante financière aux commandes de l’économie.

Ce sera sans ce parti et ses soutiens mais ce sera avec toutes celles et ceux qui veulent que dès maintenant soit relevé le drapeau de la résistance, de la convergence, de la fraternité.
 

SIGNEZ, FAITES SIGNER L’APPEL SUR :

http://rassemblementcitoyenbretagne.org/

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À propos d’une étude concernant un RER rennais…

Floydian (talk) : Don Valley Parkway Traffic Congestion, Toronto, Canada - détail. (CC BY-SA 3.0).

Floydian (talk) : Don Valley Parkway Traffic Congestion, Toronto, Canada. (CC BY-SA 3.0).

 

Pendant la campagne des élections municipales, avec la liste « Changez la ville », le Parti de gauche a défendu le RER rennais afin d’améliorer l’usage des transports en commun. Cet élément majeur de notre programme devra être considéré comme un objectif politique à atteindre. C’est un projet qui doit être mis en œuvre pour améliorer le bien-être des Rennais-e-s et pour renforcer le maillage ferroviaire territorial existant.

Tout le monde se plaint à juste titre que les accès de Rennes sont difficiles le matin, le soir, et au moment de certains départs en vacances. Les bouchons résultant de ces flux sont aggravés par des obstacles qui nuisent à la fluidité de la circulation : les échangeurs de Saint-Malo, de Nantes, et de la ZI de la route de Lorient, ainsi que l’absence de l’aménagement d’une 3×2 voies continue. Ajouté à cela, nous constatons des fréquences de trains limitées et un coût encore trop élevé des prix du billet.

Le RER rennais sera une réponse adaptée à ces besoins de mobilité, de fluidité, de maîtrise du budget et de diminution de la pollution, notamment de l’air. Avec une politique tarifaire attractive, cela permettra aux habitant-e-s du bassin rennais de se déplacer plus nombreux-ses grâce à un mode de transport propre. C’est par le biais de décisions politiques volontaristes que les citoyen-ne-s de Rennes et des alentours pourront retrouver un air plus respirable, une mobilité humainement plus soutenable, une sécurité des routes améliorée et un pouvoir d’achat conforté.

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Marche contre Monsanto à Rennes

 

2015_05_22

 

Le Parti de gauche appelle toutes celles et ceux qui défendent un projet de société respectueux de la terre et des humains à participer à la Marche contre Monsanto de Rennes, samedi 23 mai à 14h00, Place du parlement de Bretagne.

Nous défendons une agriculture débarrassée des multinationales comme Monsanto qui impose ses modèles d’exploitation, ses produits chimiques, ses semences stériles, ses OGM, etc.

La catastrophe écologique en cours doit interpeller tout le monde. Les mobilisations associant les citoyen-ne-s, les associatifs, les politiques, les lanceurs d’alerte s’avèrent déterminantes.

Notre programme politique s’articulant autour de « l’écosocialisme », nous nous inscrivons totalement dans cette mobilisation mondiale.
 


Contexte :


La multinationale nord-américaine Monsanto s’illustre par son rôle déterminant dans les comportements non respectueux des hommes et de la nature.

Quelques rappels : c’est Monsanto qui produisit « l’agent orange » utilisé par l’armée américaine comme défoliant au Vietnam ! C’est Monsanto qui inventa le premier OGM, et qui aujourd’hui invente, fabrique et distribue à gogo les pesticides comme le fameux « roundup », attend le TAFTA avec impatience…

La mobilisation mondiale du 23 donne rendez-vous à toutes celles et ceux qui défendent une agriculture plutôt bio, locale, et non productiviste. Nous combattons pour un modèle de société où l’humain prime.

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Le 94, rue de châtillon : la faute à qui ?

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capture d’écran d’une vidéo des habitants du 94. Cliquez sur l’image pour accéder au fichier source sur la chaîne de Taranis News.

Depuis plusieurs jours, les médias locaux et nationaux produisent des articles sur un squat à Rennes. Les squatteurs ne voudraient pas rendre la maison qu’ils occupent à la propriétaire des lieux alors même que ceux-là déclarent accepter de quitter les lieux si une décision de justice les y oblige. On peut donc s’interroger sur le tapage médiatique orchestré autour de cette histoire, d’autant plus qu’une partie des informations relayées par les médias proviennent de sites d’informations d’extrême-droite…

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Remettons ce cas dans une perspective plus globale :

Quelques chiffres :

•  plus de 2,5 millions de logements vides en France, dont près de 7000 logements à Rennes en 2011 ;

•  le mal-logement concernerait en France environ 3,5 millions de personnes dont 144000 SDF – constituant une augmentation de 50% depuis 2001 ;

•  les impayés de loyers augmentent d’année en année et cela même dans les parcs sociaux, signe évident d’un accroissement de la précarité ;

•  alors que l’État consacrait un budget équivalent à 2,3% du PIB pour le logement en 1989, ce budget vaut 2,1% du PIB en 2012.

Le cas du 94, rue de Châtillon est symptomatique de ce mal-logement et du désengagement de l’État en matière de logement, favorisant les promoteurs et spéculateurs immobiliers.

Comment Madame Appéré, maire de Rennes, peut-elle lancer un appel au calme et promettre de rétablir la propriétaire dans son droit de disposer de son bien, sans s’engager à trouver une solution de relogement pour des jeunes squatters sans histoire ?

Ainsi, le Parti de gauche persiste et signe, en exigeant davantage de démocratie et une économie au service de l’humain pour résoudre ces questions cruciales.

À Rennes les difficultés pour le logement des jeunes précaires, en rupture familiale, chômeurs, etc. sont constatées par toutes les structures travaillant dans ce domaine. Le 115 puis la rue deviennent la seule issue quand tous les intervenants ont épuisés leurs ressources. Résultat, de plus en plus de jeunes se retrouvent à la rue à Rennes.

Nous exigeons que Rennes Métropole et la ville de Rennes affectent plus de moyens aux structures adaptées aux problèmes de logement des jeunes : SEA-CAO, Amitiés Sociales et Foyer Saint-Joseph Préville.

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13 mai 1985, à Philadelphie

MOVE était un groupe de libération des noirs américains, qui prêchait la révolution et prônait le retour à la nature. Cliquez sur l’image pour accéder à des infos complémentaires.

Le 13 mai 1985, la police de Philadelphie, en Pennsylvanie, bombarda le quartier général de MOVE, communauté fondée par John Africa dans les années 1970 aux États-Unis. Le largage d’une bombe incendiaire sur leur maison tua onze personnes, dont des enfants, toutes brûlées vives. Seuls deux rescapés réchapperont à ce massacre. La police a volontairement laissé brûler tout le bloc, à savoir une soixantaine de maisons.

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Largage de la bombe incendiaire par un hélicoptère de la police.

Mumia Abu-Jamal, journaliste, suivait avec attention la répression que les forces de police faisaient subir à ce groupe depuis les années 1970. Mumia Abu-Jamal était même le seul journaliste à faire entendre leur voix.

À Rennes, le 13 mai 2001, une manifestation a réuni près de 250 personnes. Cette année, le 13 mai 2015 sanctionne le trentième anniversaire de ce massacre. Des initiatives se sont déroulées à Philadelphie comme dans d’autres villes du monde, dont Rennes.

Rappeler ce massacre de 1985, c’est rappeler aujourd’hui les conditions de vie désastreuses pour les trois milles condamnés à mort américains, issus des minorités et pauvres pour la plupart, et les deux millions de prisonniers répartis dans les prisons américaines. C’est rappeler qu’il y a encore sept militants de MOVE vivants, emprisonnés depuis 1978, et c’est dénoncer l’acharnement à vouloir « lyncher » Mumia en refusant qu’il soit pris en charge médicalement, en prison, en ce moment même.


À l’initiative du Comité Vie sauve pour Mumia, rendez-vous fut pris ce mercredi 13 mai à 18h devant le Consulat des États-Unis (30 Quai Duguay Trouin, 35000 Rennes). Étaient présentes une trentaine de personnes, dont des représentants du Comité, de la CGT, MVP, PCF, PG, LO, FA.


 
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Auteur : Comité rennais du Parti de gauche (CC BY-SA 3.0)

Discours tenu devant le consulat des USA :

Les faits de violences policières et racistes subies part les afro-américains aux États-Unis ne datent pas d’hier. Ce qui change c’est qu’une partie de la jeunesse utilise les nouveaux moyens de communications et d’information pour montrer la réalité, la vérité des violences, dans toute leur cruauté.

Aujourd’hui même le Times Magazine reprend le hashtag du storytelling des manifestations #BlackLivesMatter. Les images des lynchages et assassinats font ainsi le tour du monde.

Alors qu’il n’y a pas plus d’agressions qu’au siècle dernier, le fait de les rendre publiques permet à une partie de la jeunesse et de la population de se mobiliser en un temps record.

L’inertie lamentable de Barack Obama a été sanctionnée par une forte abstention de la population afro-américaine, notamment les plus pauvres, aux élections de mi-mandat en 2014. Rien à attendre évidemment des Républicains qui ont même fait reculer la Loi sur les discriminations en vidant de sa substance le Voting Rights Act de 1965.

La société américaine se retrouve dans une situation où le combat pour le respect des droits démocratiques, la justice, contre le racisme, redevient une priorité pour ces jeunes. En cela nous ne pouvons que saluer les mobilisations actuelles aux États-Unis. Comment ne pas se réjouir de voir aux avant-postes la militante Angela Davis ? Qu’ils sachent qu’en France ils peuvent compter sur de vrais amis et camarades.

Ce pays s’est construit en anéantissant les amérindiens par millions, puis en tolérant les activités racistes et violentes du Ku Klux Klan pendant des décennies, bien après la fin de la guerre de sécession.

Rappelons-nous que des milliers d’afro-américain ont été lynchés à mort aux USA, entre les deux guerres. Un récent rapport fait état de 4000 lynchages dans douze États du Sud entre 1877 et 1950. Évoquons parmi d’autres le cas de William Little, survivant des horreurs de la Première guerre mondiale, qui en 1919, revenant chez lui, à Blakely, en Géorgie, fut reçu par une foule blanche. Lorsqu’il refusa de retirer son uniforme de l’armée, il fut lynché.

William Little n’est que l’un des 3.959 Afro-Américains qui furent brutalement et souvent publiquement tués dans les États du Sud entre les deux guerres. Ce rapport révèle une histoire des violences raciales bien plus importante et brutale qu’initialement rapporté, avec au moins 700 lynchages de plus qu’enregistré précédemment.

Nombreuses furent les victimes qui, comme William Little, furent tuées pour des infractions mineures ou pour avoir exigé le respect de leurs droits, ou pour avoir refusé de se soumettre à un traitement injuste. Leur décès, fait valoir le rapport, a laissé une marque indélébile sur les relations raciales en Amérique.

« Le traumatisme et l’angoisse que ces lynchages et violences raciales ont créé dans ce pays continuent de nous hanter et contaminent les relations raciales et notre système judiciaire criminel » affirment les auteurs.

Ces mêmes auteurs regrettent qu’aujourd’hui encore, on note une « étonnante absence d’effort pour reconnaître, discuter ou répondre » à ces violences. Ils font remarquer que le pays ne peut pas espérer guérir de ce chapitre douloureux de son histoire s’il ne reconnaît pas pleinement les massacres de cette époque et les effets dévastateurs qu’ils ont créés.

Retenons au passage ce qu’il nous revient de faire, ici en France, à propos de l’esclavage. Le militant guadeloupéen Élie Domota a raison quand il demande que l’État français abroge les indemnisations accordées aux propriétaires d’esclaves lors de l’abolition, car cela leur a permis d’asseoir leur domination économique et sociale, de créer des banques et de faire en sorte que l’économie coloniale soit préservée.

Le 13 mai 1985 :

Le 13 mai 1985, la police de Philadelphie a décidé d’en finir avec la communauté militante MOVE. Rappelant leur exigence de libération pour neuf de leurs membres emprisonnés en 1978, dont sept survivent encore en prison aujourd’hui, ils manifestèrent, mais la police utilisa des moyens totalement démesurés pour les réprimer. Un hélicoptère largua une bombe incendiaire sur leur maison, tuant onze personnes dont cinq enfants, tous brûlés vifs. Ils ont même laissé le quartier entier brûler.

Aucun responsable politique et policier de ce massacre ne fut condamné. Pourtant un rapport a identifié le recours démesuré de la force ; « déraisonnable » ont-ils dit. En 1996 la justice finit par octroyer une somme de 1,5 millions de dollars à Ramona Africa. Mais les sept emprisonnés de MOVE encore en vie, qui étaient libérables en 2008, sont toujours enfermés.

Cette continuité dans la violence raciste valut à Mumia Abu-Jamal, journaliste qui porta la défense des neuf de MOVE, d’être particulièrement repéré.

Le massacre du 13 mai 1985 s’inscrit dans cette continuité historique d’hystérie raciste contre les afro-américains.

Aujourd’hui, avec tous ceux qui manifestent à Philadelphie, Berlin, Madrid, etc. nous exigeons que justice soit faite, que les responsables de ce massacre soient jugés et condamnés, que les sept MOVE encore prisonniers soient libérés.

Mumia Abu-Jamal va très mal. Son état de santé s’est détérioré en quelques semaines. Les autorités pénitentiaires refusent encore aujourd’hui qu’il puisse être soigné par des spécialistes. Indéniablement elles veulent sa mort.

Grâce à la mobilisation internationale, le droit de visite s’est amélioré mais cela n’a pas encore modifié le comportement assassin des autorités.

Deux informations récentes : pour la première fois le New York Times a accepté de publier un encart publicitaire des soutiens de Mumia – contre paiement évidemment, nous sommes aux États-Unis ! – et la Ligue nationale des avocats américains (National Lawyers Guild), avec le soutien de Kathleen Cleaver, dirigeante historique des Black Panthers et militante des droits de l’Homme, a saisi le rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Mr Juan Mendez, pour lui demander d’intervenir d’urgence à propos de la situation de Mumia.

Nous nous sommes souvent retrouvés ici pour défendre le militant Mumia injustement condamné. Notamment le 09 décembre 2014 pour les 33 années d’emprisonnement dont 30 passées dans le couloir de la mort.

Cette année, la situation est grave. Notre mobilisation peut être déterminante. Mumia sait que nous nous mobilisons et il s’est exprimé pour nous remercier. Voici son message :

Chers amis, chers frères et sœurs, chers camarades ;

Merci, merci du fond du cœur pour tout l’amour que j’ai reçu de vous et que je continue de recevoir. Dans le monde entier, des centaines, voire des milliers de gens ont téléphoné, écrit, protesté, organisé des manifestations. Je ne savais pas que vous étiez tous là parce que je suis resté inconscient quelque temps ; pendant un moment je n’ai rien vu, rien entendu mais vous avez touché mon cœur, mon corps, et maintenant je me sens porté par vous tous et je vous en remercie. Je ne suis pas redevenu l’homme que j’étais auparavant mais grâce à tout ce soutien, cet amour que je reçois de vous tous, je vais le redevenir.

Je vous aime tous ; vraiment, ce ne sont pas de simples mots, je vous aime de tout mon cœur … Vive John Africa ! Nous gagnerons !

Depuis le pays des prisons, c’est votre frère, Mumia Abu-Jamal.

Envoyez des lettres, des cartes à Mumia ; envoyez les cartes au gouverneur de Pennsylvanie, bref faites tout ce que vous jugerez utile pour renforcer cet élan de solidarité internationale.

Justice et Liberté pour Mumia demeure notre exigence commune. Continuons à la porter tous ensemble.

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Auteur : Comité rennais du Parti de gauche (CC BY-SA 3.0)

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Loi scélérate

2015_05_07

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le comité rennais du Parti de Gauche ne félicite pas les député-es François André, Nathalie Appéré, Marie-Anne Chapdelaine, Jean-René Marsac du Parti socialiste, Isabelle Le Callennec et Gilles Lurton de l’UMP, pour leur vote favorable au projet de loi sur le Renseignement.

Tous les professionnels du numérique, les juristes, les juges, les avocats, les défenseurs des droits de l’homme, les journalistes, des policiers s’effarent qu’on puisse imaginer une loi qui, si elle venait à être appliquée, ferait du roman 1984 de George Orwell une aimable maquette, un manuel d’instruction obsolète et naïf ; et malgré tout, vous votez cette loi.

Mais qui êtes-vous donc pour accorder aussi peu de considération à tous ces gens qui voient, qui indiquent le danger, et qui vous alertent depuis tant de mois ? Comment osez-vous ne pas tenir compte de leurs expertises diverses, et vous cacher derrière quelques amendements sans substance dont vous espérez qu’ils suffiront à vous disculper de l’accusation de mettre en place la suspicion pour tous ? Comment pouvez-vous mépriser à ce point le peuple de France, et en particulier tous ses activistes, ses lanceurs d’alerte, ses journalistes, ses entrepreneurs, ses avocats, ses étrangers ?

Ce que vous avez osé commettre ce 5 mai à l’Assemblée nationale est odieux, immoral, et confirme, pour nous militant-e-s du Parti de gauche, l’urgence que les citoyen-nes s’impliquent davantage en politique.

 


ANNEXE 1


À propos des “lois scélérates” de 1893-1894 :

Extrait du discours de Jaurès :

« Ou bien vous n’appliquerez votre loi que d’une manière molle et intermittente ; elle ne regardera que d’un regard distrait dans le fond même des consciences, et vous laisserez échapper, mêlés à l’immense flot quotidien des pensées, les paroles, les propos imperceptibles et obscurs d’où demain, selon vous, sortira le crime ; ou bien votre loi voudra, d’un regard aigu, continu, profond, surveiller constamment toutes les consciences, et alors, sous prétexte d’hygiène morale, vous aurez installé dans ce pays la plus étrange tyrannie qu’on ait jamais pu rêver ! Il suffira donc d’une simple parole, d’un simple cri, pour qu’immédiatement cette parole soit recueillie, pour qu’immédiatement ce cri aille éclater en dynamite ! »

Léon Blum, à propos de ces mêmes lois :

« Tout le monde avoue que de telles lois n’auraient jamais dû être nos lois, les lois d’une nation républicaine, d’une nation civilisée, d’une nation probe. Elles suent la tyrannie, la barbarie et le mensonge. Tout le monde le sait, tout le monde le reconnaît ; ceux qui l’ont votée l’avouaient eux-mêmes. Combien de temps vont-elles rester encore dans nos Codes ? »

« On sait à qui nous les devons. Je m’inquiète pas d’un Lasserre ou d’un Flandin sans importance. Ils ont déjà disparu. Mais les ministres qui les ont conçues, qui ont profité d’un moment d’horreur et d’affolement pour les imposer, qui ont fait subir jusqu’au bout à une Chambre obéissante leur menace sous condition ? J’ai dit leurs noms, je les répète : après Casimir Perier, avec le garde des sceaux Guérin, il y eut Dupuy, Hanotaux, Poincaré, Georges Leygues, Barthou et, le plus grand de tous, Félix Faure. Ajoutons-y M. Deschanel, qui seul de la majorité, intervint à deux reprises. Dans le débat, ne trouve-t-on pas tous les grands noms de la République néo-opportuniste ? »

 


ANNEXE 2


PJL Renseignement
Vote solennel de la loi scélérate du 5 mai 2015
explications de vote :

Extrait du discours d’André Chassaigne :

« Ces inquiétudes sont largement partagées. De la CNIL au conseil national du numérique, en passant par le président de la commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité – CNCIS –, Jean-Marie Delarue, du syndicat de la magistrature, à l’Ordre des avocats de Paris en passant par le juge antiterroriste Marc Trévidic, de La Quadrature du Net à Amnesty International : tous dénoncent une extension préoccupante de la surveillance. Jusqu’au commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, qui s’émeut d’une “approche exclusivement sécuritaire”. »

« Malheureusement, l’examen du texte en séance n’a pas permis de lever ces inquiétudes. Très peu d’améliorations ont été apportées et tous nos amendements ont été rejetés tandis que les principales dispositions ont été maintenues. Ainsi, le texte prévoit-il toujours de renforcer l’arsenal des services de renseignement par une légalisation des pratiques illégales existantes, sans intensifier le contrôle de leurs activités – pose de balises GPS pour suivre des véhicules, intrusion dans des lieux privés, utilisation de matériel très sophistiqué comme les logiciels-espions et les IMSI-catchers. Il tend également à étendre le domaine du renseignement, qui dépasse largement le champ de la lutte contre le terrorisme. De nouveaux motifs d’action et une rédaction plus extensive des missions anciennes conduisent à un élargissement inquiétant du domaine d’intervention des services de renseignement. »

« Il organise, par ailleurs, une surveillance massive du trafic internet, analysé par un algorithme secret-défense. Il place le dispositif entre les mains de l’exécutif, évitant le contrôle par le juge judiciaire de mesures pourtant gravement attentatoires aux libertés individuelles. »

Le PRG Alain Tourret vote la loi et redéfinit la liberté :

Intellectuels et avocats, journalistes et actrices, toute notre élite vomit le renseignement ! Il suffit pour s’en convaincre de lire l’entretien donné par le bâtonnier de Paris, qui parle d’un mensonge d’État et d’un fourre-tout dans lequel domine l’arbitraire – excusez du peu, pour quelqu’un qui est tout de même encore l’un de mes confrères ! Les réserves de la commission nationale consultative des droits de l’homme sont paradoxalement soutenues par des personnalités provenant de l’extrême-droite, de l’extrême-gauche et même de l’extrême-centre ! Elles sont aussi appuyées par le Front national, trop heureux, telle une Vénus effarouchée, de jouer le défenseur des libertés après avoir essayé de se faire le chantre de la laïcité ! On croirait rêver, monsieur le Premier ministre, en entendant Mme Le Pen parler de texte liberticide ! »

« On peut certes écouter les positions divergentes ; on peut aussi et surtout reconnaître et accepter le fait que la République est menacée et que la sécurité est certainement la première des libertés. »

Et Valls de comparer Alain Tourret à Clémenceau…

FIN

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Convergences…

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Trouvé sur Twitter

S’il est une question centrale aujourd’hui, hormis le positionnement vis-à-vis du PS et de sa politique, ce sont bien les convergences de luttes, d’initiatives citoyennes, d’organisation. Plusieurs secteurs de l’économie souffrent des conséquences de la « crise » provoquée par le capitalisme financier, des choix industriels mercantiles de certains grands patrons et des soumissions d’élus aux politiques austéritaires. Localement, nous retrouvons les secteurs de l’automobile (PSA, Cooper-Standart, GEFCO…), des abattoirs, du transport (Mory-global, GEFCO), du travail social (CRIJ, Espoir 35, associations…), confrontés aux licenciements, aux angoisses du chômage, à la casse des métiers. Bien que n’étant pas exhaustive, cette liste nous permet néanmoins d’évaluer l’impact social et humain de ces politiques que nous condamnons.

Aux cohérences politiques des décideurs et leurs exécutants, il conviendrait d’apporter une cohérence de riposte, un cadre commun d’expressions et d’actions qui permettrait de nourrir les solidarités et gagner en efficacité. Cela permettrait également d’apporter d’autres réponses d’avenir que, par exemple, le seul maintien d’activités posant des problèmes de pollution directe ou indirecte.

Agir localement et penser globalement :

Ainsi les intérêts des salarié-es et des citoyens seraient repris en main non seulement dans un but de survie immédiate mais de perspectives durables. Pour progresser dans cette voie, permettant notamment à l’écosocialisme que nous portons de se discuter et de trouver son chemin pratique, les espaces d’organisations demeurent encore aujourd’hui trop nombreux, disparates, redondants.

Pas assez de social au sens lutte de classe dans l’écologie politique, pas assez d’écologie dans les luttes syndicales. Rien de ringard là-dedans, que du réalisme, les puissants dominent et les autres subissent. Les moyens des uns sont la maîtrise et la propriété des grands moyens de production, associés au capitalisme financier et pour les autres, les plus nombreux, ils subissent, sont régulièrement trahis par le PS et ses alliés, doutent de l’efficacité de leurs organisations syndicales et du vote citoyen.

Nous constituons avec d’autres, une force capable d’organiser des mobilisations (TAFTA, Grèce, Austérité, ZADs, Migrants, logement, laïcité, liberté d’expression…) sauf que la segmentation des collectifs, la distance que des syndicats et des associatifs prennent avec les initiatives « politiques », nuisent terriblement et tendent à stériliser toute émergence d’une alternative combattive, conquérante, émancipatrice.

L’alternative que nous voulons passe par la réussite des convergences. Tout ce qui se met et se mettra en travers de cette urgente nécessité servira de facto les intérêts des dominants. La situation est suffisamment grave pour faire les efforts nécessaires. Le Parti de Gauche réaffirme sa disponibilité, durable, affranchie. Allons-y !

FIN

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Le Parti de gauche soutient les salariés de MoryGlobal

2015_04_14

La liquidation de l’entreprise MoryGlobal est un échec économique et un drame social parmi les plus importants de ces dernières années. Mory-Global est issu d’une restructuration de Mory avec Ducros qui a eu lieu en février 2014. Au cours de cette opération, 2 800 postes sur les 5 500 alors existants ont été liquidés, de même que 35 agences sur 85. L’actionnaire Arcole avait repris l’activité et obtenu de l’État un prêt de 17,5 millions d’euros. Le 31 mars dernier, la nouvelle entreprise Mory-Global a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Bobigny. Ce sont donc désormais les emplois « sauvés » en février 2014, soit 2 150 (dont 75 à Cesson, près de Rennes) qui disparaissent. Le bilan est révélateur. L’actionnaire n’a pas injecté tous les millions prêtés par l’État. Il a, de plus, bénéficié de 7 millions de crédit-emploi. C’est intolérable !

Le Parti de Gauche, comité de Rennes, soutient résolument les travailleurs de Mory-Global dans leurs négociations. Le Parti de Gauche est présent auprès des travailleurs de Mory-Global pour toutes les actions de lutte et de solidarité. Ainsi, une collecte a permis de réunir 250 € pour aider au financement d’un déplacement à Paris ce lundi 13. L’actionnaire Arcole, principal responsable de cette faillite, doit, fort des aides qui lui ont été octroyées, assumer ses responsabilités sociales et ne pas user comme bon lui semble des crédits publics. L’État doit exiger de l’actionnaire Arcole le reversement des fonds perçus qui n’ont pas été utilisés pour les emplois. Le Parti de Gauche dénonce une politique industrielle où l’État accorde son aide sans aucune exigence concrète en termes d’usage de ces fonds pour le maintien et le développement de l’emploi. Cette politique sans visée industrielle durable, inspirée du pacte de responsabilité et de la loi Macron, mène à une situation catastrophique pour le pays et pour les travailleurs.

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À Rennes comme ailleurs, la loi Macron, c’est toujours non !

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Visuel d’un billet anti-loi Macron émis par le Parti de Gauche.
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Il y a maintenant plus d’un mois, le gouvernement de Manuel Valls a imposé aux salarié-e-s du pays la loi Macron, sans même prendre la peine de consulter l’Assemblée nationale dont il n’était pas sûr du soutien. Car cette loi fait polémique jusque dans les rangs de la majorité et achève de démasquer le parti au pouvoir, qui ose encore se réclamer du socialisme.

En effet, si l’on a surtout discuté le travail du dimanche, la loi Macron englobe en fait une remise en cause totale du droit du travail et porte avec elle tout un projet de société : la disparition des services publics, la réduction de nos vies à l’alternance entre le travail et la consommation marchande, et la remise en cause de la notion même de droit du travail, ce qui donne tout pouvoir au patronat pour faire valoir ses intérêts et imposer les cadences et les modes de fonctionnement les plus rentables. Toutes ces mesures sont d’ailleurs reprises du rapport Attali remis à Sarkozy il y a quelques années, et témoignent encore de la continuité des politiques austéritaires entre l’UMP et le PS, quoi qu’en dise la direction de la CFDT, complètement inféodée au pouvoir en place.

La loi Macron, c’est ainsi encore plus d’intérimaires et encore moins d’emplois stables dans les entreprises, à PSA et ailleurs ; c’est la suppression à terme des instances chargées de veiller sur nos conditions de travail ; c’est la facilitation des licenciements pour tous ces groupes dont les profits ne cessent d’augmenter ; c’est également plus de pouvoir aux bailleurs et aux spéculateurs contre les locataires, c’est la vente d’entreprises et de propriétés publiques, etc.

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Visuel d’un billet anti-loi Macron émis par le FdG Loire-Touraine.
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Nous nous associons à toutes les luttes visant à maintenir les cadres qui permettent encore aux salarié-e-s de ne pas être à la merci complète de leurs employeurs. C’est pourquoi, pour faire reculer ce gouvernement de droite en le forçant à écouter les revendications du monde du travail, le comité rennais du Parti de Gauche soutient l’appel syndical interprofessionnel (CGT, FO, FSU, Solidaires) concernant la journée du jeudi 9 avril. Il appelle donc à participer massivement à la manifestation rennaise qui partira de la place de la mairie à 11 h. Une grande manifestation nationale aura lieu en même temps à Paris.

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Visuel d’un billet anti-loi Macron émis par le FdG de Pierre Bénite.
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FIN