Accueil

0

Les luttes sociales de retour…

La semaine dernière ce sont les agents territoriaux, principalement les catégories C et B de la ville de Rennes et Rennes Métropole qui se sont mobilisés avec leurs organisations syndicales SUD, CGT et FO sur les problèmes liés à de nouvelles grilles indiciaires défavorables aux plus bas salaires et des remises en cause d’un régime de prime. Enième mobilisation et une direction (élus) qui bloquent, menaçant même de ne rien appliquer de ce qui négocié localement s’ils ne signent pas !

Ce sont aussi les chauffeurs routiers de la société STG (une des plus anciennes de Rennes) qui ont agi mercredi et jeudi pour l’amélioration de leurs salaires, prime de nuit, avec leurs syndicats CFDT, CGT et FO. Ils ont obtenu satisfaction après 48h de blocage du site de Noyal.

Les pompiers professionnels se mobilisent avec leurs organisations CGT et Autonomes pour défendre de meilleures conditions d’exercice de leurs missions, leurs carrières et la place des pompiers volontaires. Ce sont les élus du département qui bloquent.

Ce lundi, les employé-es de Pôle emploi sont appelés à agir par la grève partout en France. A Rennes, la mobilisation à l’appel de l’intersyndicale doit être une réussite contre « Pôle emploi 2020 » sur fond de suppressions d’emplois et de précarisation.

Mardi, les secteurs santé et social se donnent rdv à Paris à l’appel de l’intersyndicale pour une grande manifestation nationale et à Rennes pour un rassemblement. Cette mobilisation s’élargit à tous les fonctionnaires via l’UGFF-CGT.

Mardi, le centre de tri postal sera également en grève.

Après les salarié-es de la plateforme de la MGEN, ceux du centre informatique SFR, de la Banque de France, du technicentre SNCF ou de l’abattoir de la COOPERL à Montfort, il nous semble sain que les salairè-es ne se laissent pas endormir par la période électorale et surmontent la défaite (provisoire) sur la loi El Khomri.

Le rapport de force dans les entreprises n’est pas étouffé et c’est tant mieux. Ces mobilisations et tant d’autres à venir constituent le souffle indispensable pour sortir des politiques libérales, austéritaires et sécuritaires.

Lettre Hebdo, Semaine 9

0

Compteurs communicants Linky, STOP!

Enedis (ex-ERDF), poursuit l’installation des compteurs communicants (dits « intelligents » !) LINKY, sur le territoire de Rennes Métropole dont le premier à Rennes ces derniers jours.

Cette généralisation imposée appelle à la réflexion. Ces compteurs ne sont pas neutres pour la santé, le porte-monnaie, l’intimité de ses usages et divers impacts techniques sur certains appareils électriques…

Démocratie : Vous ne pouvez pas vous y opposer, disent-ils ! Les sommations d’huissiers ne sont pas toujours respectées.

Santé : Peut déclencher de l’électro-sensibilité. Rayonnements. Le câble n’est pas blindé alors qu’au lieu de courant à environ 1000hz actuellement, il y aurait du 25000 à 90000hz. Création d’harmoniques = perturbations sur l’installation électrique. Les concentrateurs par quartier ou cages d’immeubles ne sont pas en câbles blindés. Les données sont enregistrées toutes les 10mn.

Porte-monnaie : L’économie d’énergie souhaitée n’est pas du tout démontrée. La modification du contrat actuel notifié en kw (kilowatt) par un contrat en kva kilo-volt-ampère) peut provoquer des changements de contrats suivant les types d’appareils puisque ce n’est pas le même indicateur de consommation électrique qui est pris en compte. (Environ +20€ pour un passage de 6kva à 9kva). La durée de vie de ces compteurs est presque 3 fois inférieure aux actuels (qui va payer ? l’usager).

Intrusif : Les données enregistrées pourront servir aux fournisseurs d’énergie pour vous démarcher sur d’autres contrats, à l’instar du rôle des cookies sur Internet (repérage commercial suite recherches puis ciblages publicitaires). L’arrivée d’appareils « connectés » facilitera cette intrusion 24/24.

Impacts techniques : Des perturbations peuvent affecter des appareils, chaudières, etc…
Linky, Gazpar pour le gaz et bientôt pour les compteurs d’eau, les compteurs communicants se généralisent pour le plus grand bien du « business » mais pas pour celui des habitants.

Les mobilisations en cours à Chartres, Pont-Péan et bien d’autres communes nous incitent à se mobiliser pour informer et faire respecter le choix des usagers.

Lettre Hebdo, Semaine 8.

0

Hollande, Appéré et NPRU*

Rennes est concernée par un vaste plan de renouvellement urbain dans les quartiers de Maurepas, Blosne et Villejean. Signé par Hollande et Appéré ce jeudi 26, en grandes pompes, ce plan d’environ 514 million d’€ (à ce jour) va s’étaler sur 10 années.

Au-delà de la mise en scène politicienne et du contact sélectif auprès des habitant-es du quartier, ce plan soulève des questions.

La mixité sociale est mise en avant comme objectif majeur dont la Dalle Kennedy est prise comme un exemple de réussite.

Le loyer unique servirait à déconcentrer les plus pauvres des mêmes quartiers pour les répartir dans toute la Métropole.

Sauf qu’il y a loin de la coupe aux lèvres !

Qu’est ce qui amène les plus pauvres à Maurepas sinon le montant des loyers qui sont les plus bas.

Quant à la mixité réussie de la dalle Kennedy, ce n’est qu’une vue de l’esprit.

Le loyer unique renchérira les loyers les plus bas donc mécaniquement affaiblira le « reste à vivre » des plus pauvres, déjà bien bas. Près de 70% des nouveaux arrivants en HLM à Maurepas sont à 20% du plafond de ressources, c’est-à-dire autour de 500€/mois. Handicap, curatelle, pbl psy, chômage, divorce, protection de l’enfance, addictions, violences conjugales, surendettement, absence de suivi social, droits non demandés, pensions alimentaires aléatoires…la pauvreté n’a pas qu’un seul visage, ni qu’une seule forme.

La pauvreté révèle une multitude de situations qui appellent à un accompagnement et une capacité d’interventions qui peinent actuellement et inquiètent fortement les intervenant-es sociaux.

Alors vouloir répartir les plus pauvres dans toute la Métropole, nécessite avant tout de garantir l’accès aux services sociaux, mission locale, services médicaux, ce qui n’est pas du tout acquis.

Renouvellement urbain, oui, mais pas sur le dos des plus démunis.

Toutes les rénovations urbaines entraînent une augmentation des loyers.

La « mixité sociale » ne se décrète pas. Avec plus de 5 millions de chômeurs et une répartition des richesses catastrophique, cela ne peut qu’empirer. La « mixité sociale » dépend de la réussite économique et démocratique de la commune.

Encore une démonstration du décalage entre les besoins réels et les ambitions politiques.

Non, Mr Hollande et Mme Appéré, vous ne donnez pas les garanties nécessaires pour réussir un « vivre ensemble », digne de ce nom. Vite la révolution citoyenne !

* Nouveau Programme de Renouvellement Urbain

Lettre Hebdo, Semaine 7.

0

Présidentielle et législatives

Décidemment, le besoin de revenir sur ce sujet s’impose. Rappel : dans le cadre de la Vème république, l’élection présidentielle concerne un nombre de candidat-es illimité pour un premier tour et se conclue par un deuxième tour avec les deux premier-ères, normalement, sur un programme politique soumis au vote des électeurs-rices.

Les élections législatives concernent 577 circonscriptions dont les élu-es seront porteurs du programme de leur candidat à la présidentielle et défendront ou pas la politique soumise à leur vote par un-e premier ministre nommé par le/la nouveau-elle président-e.

Mais le découpage des circonscriptions est tel que les territoires « ruraux » sont sur-représentés à l’Assemblée Nationale, donc rend plus difficile de gagner une majorité alternative, même avec plus de voix.

Le raisonnement qui s’impose est simple : dans ces conditions, si l’on veut gagner une majorité parlementaire portant un programme de rupture, cela ne peut découler que d’une dynamique forte, acquise par l’élection présidentielle.

Par conséquent, les réactions et postures des courants politiques dits « de gôche » en direction de la France Insoumise et de son candidat JL Mélenchon parlant de « rassemblement », sous-entendu entre Hamon, Jadot et Mélenchon oublient l’essentiel en squeezant la question déterminante des législatives et du programme porté. Commençons donc par le commencement !

Les 250000 soutiens affichés à ce jour, à la candidature de JL Mélenchon démontrent que ce rassemblement citoyen est ouvert à tous. Aucune « idolâtrie », tout tient dans la construction ouverte, transparente, collective d’un programme en permanence complété, l’Avenir en commun et l’envie de gagner.

La crédibilité de la France Insoumise tient dans sa clarté politique depuis le début. FI n’a jamais participé aux gouvernements du PS, ce qui n’est pas le cas des frondeurs, ni d’EELV.

FI semble prête à construire avec toutes celles et ceux qui veulent créer réellement une majorité cohérente, sans combine d’appareils. Qu’attendent-ils pour jouer franchement le jeu ? Des évènements à venir sont attendus pour qu’effectivement l’aspiration d’unité se concrétise, le PCF ne semble pas en prendre le chemin, les soutiens de Hamon et de Jadot vont-ils prendre les bonnes décisions ? Aujourd’hui, Hamon s’entoure de « vallsiens » et confirme des candidatures comme El Khomri et tant d’autres.

Mr Hamon, Mme Thomas et quelques autres, arrêtez le double jeu, la bataille que vous avez gagnée dans le PS avec des votes hors adhérent-es PS ne signifie pas que l’affrontement avec la droite et le FN passe par des candidatures aux législatives défendant le bilan politique de Hollande. C’est quand même mieux en le disant.

Lettre Hebdo, Semaine 6

0

Unité et clarté

Après le vote de la primaire du PS, des voix s’élèvent pour une « unité » entre Hamon, Mélenchon et Jadot. Cet élan « unitaire » révèle une intention de construire une alternative aux politiques destructrices que nous subissons depuis si longtemps, ce qui nous va bien.

Mais la situation de déliquescence de la représentation politique actuelle doit nous inviter à rester sur le fond des enjeux et des programmes afin de ne pas s’arrêter sur « les formes » mises en avant par le système médiatique.

En Ille et Vilaine : le PS présente dans la première circonscription Marie-Anne Chapdelaine, députée sortante, dans la deuxième Gaëlle Andro, dans la troisième le député sortant François André, dans la quatrième Franck Pichot, dans la cinquième Stéphane Lenfant, dans la sixième Évelyne Gautier Le Bail, dans la septième Alexandra Thierry, et Emmanuel Couet, dans la huitième. Soit. Sauf que le vote de leur primaire a validé une autre orientation que celle de ces candidat-es qui ont soutenu Valls par leurs votes à l’Assemblée Nationale ou lors des primaires.

Comment construire une « majorité parlementaire » avec des personnes qui défendent ce que nous combattons de toutes nos forces ? Cela n’a aucun sens.

Respecter la volonté de changement réel passe avant tout par la clarté sur le bilan de la politique suivie par les sortant-es et la clarté sur l’orientation générale.

Chapdeleine et André ne portent pas ce que nous souhaitons, loin s’en faut. Ils ont soutenu la loi « travail » et sa répression violente, voté tous les budgets d’austérité, l’Etat d’urgence, les lois Macron et Rebsamen… Qu’avons-nous à faire avec ces gens-là ? Rien.

Que nos ami-es, voisin-es et collègues qui nous interpellent sur notre exigence de clarté vis-à-vis de Hamon nous répondent à cette question : est-ce respecter la volonté de changement que de laisser des candidat-es aussi éloignés de ces exigences légitimes ?

La portée du programme de l’élection présidentielle est conditionnée par les élections législatives. Cela ne se dissocie pas, par conséquent, la cohérence s’impose à tous.
Le Parti de gauche se satisfait que plusieurs points du programme « L’avenir en commun » soient repris par d’autres courants politiques, mais le but d’un programme est d’être défendu pour être appliqué et pas son contraire.

Lettre Hebdo, Semaine 5

0

Vive la crise ! …

Le deuxième tour des primaires du PS choisit Benoit Hamon comme candidat à l’élection présidentielle. Après Hollande, c’est au tour de Valls d’être évincé de cette élection, par une mécanique de « primaires » pourtant fabriquée pour faire gagner les leaders. Avec Sarkozy lui aussi écarté par la primaire de la droite, ces évènements accélèrent la crise politique contribuant à la décomposition de la Vème république, ce qui renforce l’urgence d’une VIème République et une Constituante.

Luttant depuis 5 ans contre les reniements et choix des gouvernement Ayrault et Valls, nous apprécions et traduisons cette étape comme un désaveu, dans les rangs même du PS, de leur politique, ce qui amplifie, d’une certaine façon, tous les efforts que nous avons consentis dans les luttes. Les primaires se retournent contre leurs promoteurs !

Tous les leaders PS de Rennes, Rennes Métropole, Département, Région, pro-Valls, sont clairement désavoués par leurs militant-es. Nous devons mesurer la profondeur de ce message politique.

De nouveaux moments de vérité vont sortir sans tarder parce qu’il n’est pas gagné que l’ensemble du PS milite sur les thèmes portés par Hamon. Constatant que le PS 35 a déjà validé les candidatures pour les législatives, toutes des « vallsiennes », mais que les militant-es ont exprimé autre chose, comment vont-ils poursuivre ?

Dans ce contexte, où la « proximité » de propositions portées par Hamon et JLM, en fait cela ressemble à du siphonage de « l’Avenir en commun », des voix s’expriment pour une recherche d’unité allant de JLM à Jadot en passant par Hamon et Charlotte Marchandise. La méconnaissance de la profondeur de la crise politique actuelle peut créer de la confusion.

De cette nouvelle étape de la crise politique, soyons convaincus de l’importance et de la cohérence du projet politique de la FI mais aussi des coups qui vont nous être portés. Si Hamon peut être soluble dans FI, la FI ne l’est pas avec le PS.

Notre comité PG est ouvert et disponible pour construire cette page d’histoire inédite localement et résolument Insoumise.

Lettre Hebdo, Semaine 4.

0

La dynamique insoumise…

Le rendez-vous départemental des Insoumis-ses du samedi 07 janvier a été une remarquable réussite. Près de 200 insoumis-ses, de divers cantons et quartiers se sont retrouvé-es pour discuter autour des 6 tables rondes et partager l’intervention d’Alexis Corbière.

Sans aucun plan de communication particulier, le travail d’organisation interne aux groupes d’appui a permis qu’un pas tant quantitatif que qualitatif soit franchi.

L’animation des tables rondes par des militant-es ou élus, maitrisant bien leurs sujets, a permis aux participant-es de repartir avec des infos de qualité et de la motivation.

Le Parti de Gauche tient à souligner l’effort collectif d’organisation. La France Insoumise poursuit sa construction, près de 40 groupes d’appui en Ille et Vilaine, des perspectives très encourageantes émergent ici et là.

Cette dynamique qui permet à des militant-es syndicalistes, d’associations et de partis politiques, différents, de se retrouver sur des thèmes et les partager avec les Insoumis-es, démontre l’utilité de cette stratégie.

La question des élections législatives, deuxième étape de cette phase élective majeure, ouvre également d’autres discussions Elle permet d’affermir l’exigence de rester sur le fond du projet politique, afin de ne pas céder aux tentatives de personnalisation ou de verrouillage partidaire. En tout cas, c’est ce que souhaite le Parti de Gauche.

Notre comité s’investit de plus en plus dans cette bataille politique majeure, avant les élections, pendant et surtout après.

Sachons apprécier ces moments de partage et d’élaboration collective.

Oui, la révolution citoyenne est en marche ! Toutes et tous dans les Groupes d’appui, agissons pour franchir ensemble un nouveau cap.

Lettre Hebdo, Semaine 2.

0

2017, année de l’engagement!

Nous entendrons, lirons et verrons toutes sortes de choses sur les enjeux politiques qui se jouent. Rien ne sera épargné à la dynamique en cours de la France Insoumise et à son candidat.

Aujourd’hui, soyons conscients que notre dynamique va s’amplifier. Le programme « L’avenir en commun » appelle à des compléments, des précisions, de nouveaux thèmes. Les groupes d’appui trouvent là, matière à discuter, à aller vers la population et enrichir le programme.

Les interventions, questions, échanges entendus à la fête des Insoumis-es de ce samedi 07 à Rennes démontrent le besoin immense de parler, de partager et sortir des constats pour aller vers la transformation politique et sociale du pays.

Cette richesse d’engagements, de prises de parole, d’envie de gagner sur un projet politique à la hauteur des enjeux, nous invite toutes et tous, en fonction de ses disponibilités, à investir les groupes d’appui, ou en créer et prendre des initiatives.

Notre parti s’est très clairement positionné pour participer à la FI et soutenir la candidature de JLM parce que cela correspond aux besoins de la population et du pays.

Le programme constitue un pas décisif vers la constitution d’un nouveau rapport de force contre l’oligarchie et le MEDEF.

La dynamique de la France Insoumise constitue la première perspective politique d’ampleur qui échappe à la mainmise des gros appareils politiques traditionnels de la « gauche ». Ce n’est pas rien, soyons bien conscients que la France politique ne sera plus la même après ces élections.

Au moins nous ne militons pas pour rien, n’étant pas dans le « témoignage » nous pouvons déjà mesurer l’impact de notre dynamique, ouvrir au peuple, fin des cartels, pas de « primaires », programme collectif, pendant que les autres organisations vivent des crises ou sont vouées à disparaitre.

Ces réalités nous encouragent toutes et tous à « mettre le paquet » !

0

2016, Lettre Hebdo n° 41

Violence, justice …

Cela fait un an que le jeune Babacar tombait sous les balles de la BAC dans un escalier du quartier Maurepas à Rennes. Babacar n’était ni un voyou ni un terroriste. Sa mort n’a toujours pas provoqué l’ouverture d’une enquête. L’exaspération nourrie par cette mort inadmissible et les lenteurs de la Justice envoie certain-es vers des voies communautaristes.

L’Etat d’urgence a servi pour interdire des manifestations, puis interdire des militant-es de manifester. Babacar est mort quelques jours après l’instauration de l’état d’urgence.

Plus de 4 mois de manifestations, grèves, occupations, blocages économiques contre la « loi Travail », le 49-3, ont valu une répression policière sans précédent. Ciblages individuels, coups violents, presse matraquée, plaintes sans suite, condamnations souvent lourdes et sans preuve ont démontré que la violence policière n’était pas une vue de l’esprit.

Ces faits vérifiables démontrent le cours réactionnaire et répressif de la politique du gouvernement. Les forces de police sont utilisées à des fins de police politique, de répression politique. La Justice subit la même manipulation.

Jeunes des quartiers ou salarié-es en luttes subissent les mêmes réponses violentes du pouvoir.

N’est-il pas tant d’exiger une autre politique qui permette de ne plus voir des jeunes, bien souvent noirs ou d’origine arabe, mourir sous les balles de la police ?

N’est-il pas temps de se poser les bonnes questions sur les trafics et ce qui les favorise ?

N’est-il pas temps d’interdire l’usage de certaines armes dans les manifestations ?

Supprimer la BAC, remettre du contact dans les quartiers, désarmer tout le monde, cela vaut mieux d’essayer que de contribuer à l’escalade meurtrière et les impasses communautaristes.

0

2016, Lettre Hebdo n° 40

Demain Urgence

En quarante ans, plus de la moitié des vertébrés a disparu de notre planète, titrait le journal le Monde.

Mais d’ici à 2020, les deux tiers des animaux sauvages auront disparu. Pas seulement, la 17ème conférence de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) tenue en Afrique du sud vient de dresser son dernier inventaire mondial de la biodiversité : sur les 82 954 espèces évaluées (végétaux inclus), 23 928 seraient menacées.

Et, ce phénomène qui s’accélère serait dû pour la première fois à l’activité humaine. Comment réagir à la disparition d’espèces animales et végétales ?

A court terme, la première étape est d’assurer la protection d’au moins la moitié des dernières grandes zones sauvages majoritairement intactes telles que les forêts boréales (Russie, Canada). Tandis que la protection de L’Amazonie et l’Antarctique requiert des stratégies à long terme.

Selon les scientifiques, nous vivons une période d’extinction de masse : notre fragile biodiversité pourrait bien s’effondrer en laissant notre terre inhabitable et silencieuse.

Au-delà des risques environnementaux et sanitaires que l’érosion de la biodiversité fait courir à l’humanité, c’est la manière dont nous habitons la terre qui est remise en question.

Les lois économiques guidées par une croissance illimitée et des ressources limitées doivent changer impérativement car nous devons veiller à la capacité des écosystèmes à se restaurer, à ne pas être indifférents à l’égard des générations futures et des autres vivants.

Alors, sur la ZAD de NDDL le dimanche 4 décembre 2016, à partir de 9 h, une balade pédestre sera organisée pour explorer les coins du bocage menacés et repérer les lieux où Vinci et la DREAL (Direction Régionale Environnement Aménagement Logement) seront susceptibles de débuter les travaux.

Nous devrons être nombreux sur la ZAD pour montrer à nos gouvernants décideurs de projets inutiles (Président de la république, Premier Ministre, Ministre de l’écologie, Préfet de région, Présidents des Régions Pays de Loire et de Bretagne, Maires des communes) notre détermination de voir la nature protégée de la déforestation, des énergies sales, de la surpêche, de l’agriculture industrielle…

En conclusion, la projection du film Demain à la Maison de la Bellangerais suivi d’une discussion autour des initiatives existantes en Ille-et-Vilaine (agriculture, éducation, énergie, économie…) pourrait être un fil conducteur à l’éco socialisme de notre mouvement.