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Présentation d’un voeu au conseil municipal de Rennes

 

Interdiction des animaux sauvages dans les cirques, intervention de Jean-Paul au Conseil Municipal du 4 décembre 2017

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Sauver le « social » !

 

Tout découle de la répartition des richesses et de la « dette ». Que voit-on ?

Premier trimestre 2017, « les champions du CAC 40 dégagent plus de 50 milliards de profits semestriels, soit un bond de 28 %.
« La France s’endette de 2665 euros de plus chaque seconde.! » « 35900€ par habitant » « la dette s’approche des 100% du PIB ». Mais nous savons que : « Au total, 59% de l’actuelle dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêts excessifs. » 60% de la dette sont donc illégitimes.

Dans ce contexte juteux pour les actionnaires, le gouvernement Macron-Philippe prend fait et cause pour ces « riches » et s’attaque frontalement et brutalement à tout ce qui « coûte » à l’état pour « réduire » la dette et respecter les critères de Maastricht de 3%.

Premier exemple, le logement : Le PLF2018 (Projet de Loi de Finances), dans son article 52 dit : « Le Gouvernement entend ainsi réduire la dépense publique associée à la politique du logement tout en améliorant ses résultats. La réforme…prévoit ainsi une réduction de 1,7Md€ du montant des aides personnelles au logement. » Foutaise et provocation destructrice de ces nouveaux libéraux. S’en prendre aux plus pauvres et vulnérables en provoquant le contraire, c’est-à-dire compliquer l’accès au logement et le rendre plus cher.

Deuxième exemple, la santé en psychiatrie : Le directeur de l’HP Guillaume Régnier à Rennes répond : « contexte budgétaire extrêmement serré« . « Notre dotation annuelle de fonctionnement est stable depuis trois-quatre ans alors que les charges de personnel augmentent. Et à cela s’ajoute le gel des crédits gouvernementaux ».

Côté syndicat et personnels : « Manque de lits, burn-out, manque d’agents pour assurer les soins en sécurité », « patients accueillis sur des chaises pendant des heures », « On subit de plein fouet les politiques d’austérité. Et au-delà de l’épuisement professionnel des agents, c’est la qualité des soins qui est attaquée », indique Jacques Mény, secrétaire de Sud Santé.

CDAS : Alors que les compétences du Département sont recentrées sur les solidarités humaines (Protection de l’enfance, Aide sociale, Allocation personnes âgées, Protection maternelle infantile, Insertion), il y a aujourd’hui un manque criant de moyens humains pour répondre aux besoins des usagers les plus vulnérables et aux conditions de travail difficiles.

Le président PS du département répond : «Le département a pris acte de la situation mais il se retranche derrière les impératifs financiers.»

EHPAD : Récemment à Bruz et Châteaugiron, action des personnels pour d’importants problèmes de personnel: les sous-effectifs (taux d’encadrement de 0,6/1 contre 1,2/1 en Suisse) mais aussi les conditions de travail « particulièrement difficiles » illustrées par un absentéisme de 10 % et un taux d’accident du travail deux fois supérieur à celui de la moyenne nationale. « Risque de maltraitance institutionnelle. Quant à la présence médicale, elle est insuffisante: faute dun statut clair et malgré lobligation légale, il ny a pas de médecin coordonnateur dans un tiers des Ehpadet aucune infirmière de nuit dans la majorité des établissements. »

Ainsi va ce vaste secteur qui prend en charge toutes les besoins de la vie. Macron et les députés marcheurs veulent aller très loin dans la casse. Bientôt les indemnités chômage et la sécurité sociale avec toujours le culot affiché de vouloir faire mieux et moins cher.

Le Parti de Gauche soutient toutes les luttes et appelle à s’organiser partout où c’est possible pour agir dans l’unité entre les syndicats, les politiques, les associatifs. Ne rien lâcher !

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Bernard Arnault…laisses Betton !

 

        

La mobilisation des personnels du Carrefour Market de Betton demeure exemplaire. En effet sur 4 Carrefour Market (Betton, Belem, Guer et Orléans) concernés par la stratégie de leur direction nationale de les passer en « location-gérance », seuls les personnels de Betton résistent.

Quelques repères, les Carrefour-Market dépendent de CSF (Carrefour Supermarché France) environ 29000 employé-es dont 2181 dans l’Ouest. CSF dépend du groupe Carrefour, environ 118000 employé-es, qui vient d’accueillir Bernard Arnault comme actionnaire important, ce groupe est dirigé par Alexandre Bompard.

Précisons que Bernard Arnault est la première fortune de France et la 9ème mondiale. Il a augmenté sa fortune de 22% en 2016. Alexandre Bompard a bénéficié en 2016 d’un super « bonus boursier » de 14 millions d’€ suite à la fusion de FNAC et Darty, et un plan de « départs volontaires » dans certains services.

Concrètement, le passage en « location-gérance » du magasin entraînerait la perte de 20% de revenus pour les salarié-es, sans parler de la dégradation des conditions de travail et de vie. Notons que ce sont majoritairement des employées femmes et souvent à temps partiel.

Disparition à court terme du CE, du CHSCT des DP et des délégués syndicaux qui négocient au niveau national. En 2019 maxi, pour cause d’alignement sur les ordonnances Macron, tous les mandats actuels seront tombés avec au mieux un petit CSE (Conseil Social et Economique) par magasin. Fini les accords nationaux, les primes vacances, la participation, l’intéressement, changement de mutuelle au rabais, inquiétudes sur la prévoyance et les jours enfants malades, etc. De plus, partout où les Market ont subi ce changement, ils ont supprimé de nombreux emplois, par exemple celui de St Jacques est passé de 27 emplois à 18 entre 2013 et 2017.

Tout bénef pour les actionnaires et les big boss, que des dégradations pour les employées. Petite leçon de chose de ce qui s’appelle « la lutte des classes ». Il faut également savoir que les employé-es des autres commerces (Leclerc, Super U, Intermarché) sont déjà régis par ces formats de « location-gérance » ou « franchisé ». Ils sont tous alignés par le bas en matière de salaires et conditions de travail.

Si l‘excellent film de Ruffin « merci patron » a révélé au grand jour la cupidité de ces dirigeants « hors sol », nous pouvons vérifier que leurs stratégies sont légions, sournoises, culpabilisantes et malheureusement entraînent des soi-disant représentant-es du personnel. La CGT a reculé et les syndicats aidés par le groupe Carrefour progressé au point d’être majoritaires aujourd’hui. A ce jour, grâce à leur exceptionnelle mobilisation et popularité, Betton échappe à la « location-gérance », mais jusqu’à quand ?

C’est pourquoi, toute notre solidarité va pour celles et ceux qui luttent. Bientôt en action, les salarié-es de Betton auront besoin d’un max de solidarité. Le Parti de Gauche y prendra toute sa part. Popularisons cette lutte… !

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Solidarité lycéenne contre une expulsion

Quelle belle mobilisation des lycéen.ne.s de Jean Macé et d’autres en solidarité avec Giorgi lycéen et son jeune frère Alex en maternelle à l’école Jules Ferry de Rennes.
Avec leurs enseignant.e.s et personnels, ils réclament à la Préfecture l’annulation d’une OQTF (Obligation à Quitter le Territoire Français) prise à l’encontre de leurs parents d’origine géorgienne.
Rassemblement à la mairie, devant le lycée, la semaine dernière, puis ce lundi, en manifestation de la mairie jusqu’à la préfecture, à 500.
Giorgi est un jeune géorgien scolarisé en classe de seconde au lycée Jean Macé. Il est arrivé en France avec sa mère en 2011, pour rejoindre son père arrivé en 2009. Un petit frère Alex est né en France en 2012, il est aujourd’hui scolarisé à l’école maternelle Jules Ferry.
Suite à une demande de titre de séjour, leurs parents ont reçu une obligation de quitter le territoire. Ils sont assignés à résidence avec une obligation de pointage quotidienne à la PAF.
La préfecture a profité des vacances scolaires pour tenter d’expulser cette famille qui vit depuis plus de 6 années en France !
Dans ces nombreux exemples de gens en migration, subissant toutes les tracasseries possibles et empêchements de faire valoir leur demande d’asile, comment ne pas y puiser de la colère quand on voit le président Macron accueillir le premier ministre libanais Saad Hariri. Ce magnat du BTP saoudien est concerné par des embrouilles politico-économiques avec l’Arabie Saoudite qui l’ont brutalement fait « démissionner » de son poste de premier ministre, et demeure en défaut de paiement pour 20 millions d’€ de cotisations sociales non versées pour 200 employés français licenciés en septembre 2016.
Voilà donc une nouvelle fois la diplomatie française qui use tantôt l’asile, tantôt la reconnaissance pour des représentants de l’oligarchie mondiale, mais la PAF (Police Aux Frontières) munies d’OQTF pour des gens simples qui ne demandent qu’à vivre en paix.
Giorgi et Alex, comme bien d’autres doivent pouvoir rester ici. Ils vivent ici, ils restent ici. Le Parti de Gauche sera toujours du côté de la Justice et de la solidarité humaine.
Signez et faites tourner la pétition ci-dessous.
http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article55215

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En marche pour qui ?

Les 4 députés « En Marche » de Rennes et alentours, André, Bachelier, Laabid et Maillard-Méhaignerie font bloc derrière leur chef spirituel Macron et son apôtre Philippe. Pour faire quoi ? dans l’intérêt de qui ?
Répondre à la nécessité de dire la vérité sur « la dette ! pas d’audit citoyen en vue, respect des critères de Maastricht, poursuite des mesures austéritaires, etc.
Répondre aux attentes de la population en matière d’emploi ! une majorité estime que les ordonnances Macron ne règleront pas le problème, seul le MEDEF applaudit.
Répondre aux attentes en matière de justice fiscale ! une majorité condamne la suppression de l’ISF, l’augmentation de la CSG pour beaucoup de retraités, impunité pour les optimiseurs fiscaux, etc.
Répondre aux besoins de logements en nombre et en qualité ! Suppression de 5 € d’APL pour tous les ayants-droits, baisse de 60€ des loyers perçus par les bailleurs sociaux, donc privatisation rampante du logement social, augmentation des loyers dans le privé, moins de construction donc attente plus longue, baux précaire pour les « précaires », etc.
Répondre aux besoins de transition écologique ! Retard important dans le versement des primes aux paysans qui se convertissent en bio, suppression des primes pour leur maintien, reculs dans la sortie du nucléaire, maintien du glyphosate, de l’enfouissement à Bure, etc.
Répondre aux besoins d’un bon système de santé ! Augmentation du forfait hospitalier, priorisation à l’hospitalisation « ambulatoire », suppression de lits, de postes, précarisation de personnels, etc.
Répondre aux besoins des associations, souvent avec des missions de service public ! Suppression des « contrats aidés » remplacés par rien, etc.
Répondre aux besoins des communes, des départements ! Accentuation de la baisse des dotations, entamée avec Sarkozy et Hollande, etc.
Répondre aux besoin de démocratie, de transparence ! Pas de VIème république en vue, les Institutions de la Vème leur vont si bien, etc.
Répondre aux besoins des migrants et des sans-logis ! Renforcement des contrôles, des arrestations, des internements, des tracasseries diverses, absence de lieux suffisamment grands et équipés, dédiés aux mises à l’abri, etc.
Leur seule « grande cause » nationale réside dans le maintien d’un système économique moribond et violent. Se soumettre à une dette non auditée, se soumettre aux injonctions du MEDEF, de l’UE, et à la marge, quelques décisions pour faire jeune et moderne.
Cette armada de députés libéraux ne vaut rien pour toutes celles et ceux qui aspirent à une vie meilleure. A Rennes, comme ailleurs, toutes les attentes et besoins de la population ne trouvent pas le début d’une réponse avec ces « marcheurs », pire, ils aggravent leur situation.
Le Parti de Gauche appelle à la mobilisation du 16 novembre contre la politique de Macron. Il y a URGENCE à expliquer et à agir, tous ensemble, contre cette politique destructrice. Ils sont en marche pour le MEDEF et le capitalisme, soyons motivé-es et actifs pour les combattre.

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Seiche, Vilaine, qui pollue et qui paye ?

   

 

Des pollutions majeures affectent le bassin versant de la Vilaine. L’été dernier ce fut la Seiche, plus récemment la Vilaine. Inutile de rappeler que les poissons et autres animaux et plantes constituant la biodiversité aquatique n’y sont pour rien.

Le bassin versant de la Vilaine figure parmi les plus pollués de France. Dans ce bassin, la Vilaine et la Seiche ressortent comme les plus polluées. Ces données sont connues et consultables auprès du SAGE Vilaine (Syndicat d’Aménagement et de Gestion de l’Eau), on y lit entre autres : « Les bassins de la Vilaine amont, du Meu, de la Seiche et de la Vilaine aval sont les bassins les plus impactés par les flux de pollution des industriels isolés. »

Aucun cours d’eau du bassin de la Vilaine n’est classé en « première catégorie » pour la pêche, ce qui renseigne sur son état général.

13% de la masse d’eau des 150 cours d’eau du bassin est considérée en bon état, 60% moyen, 19% médiocre et 7% mauvais. 4% de la masse d’eau des 25 plans d’eau du bassin est bonne, 40% moyen, 12% médiocre et 44% mauvais. 50% de la masse d’eau souterraine est considérée en bon état et 50% moyen.

Les objectifs de récupération d’une bonne qualité d’eau de surface pour 2015 visant une évolution de 13 à 37% n’ont pas été tenus. La décision politique a été de repousser les exigences à plus tard, 2022 voire 2025. Il n’y a donc rien d’étonnant que ce bassin subisse régulièrement des pollutions visibles. Pressions de l’agro-industrie, de l’urbanisme, de l’agriculture intensive, reculades des élus politiques concourent à ces désastres écologiques.

Aux conséquences désastreuses pour la nature, il convient d’y ajouter les conséquences pour l’homme, à court, moyen et long terme, mais il semble que ces « dégâts collatéraux » ne sont pas évalués.

Le principe pollueur/payeur n’est pas véritablement activé, les responsables de l’Union Européenne cèdent régulièrement aux lobbys en repoussant ou atténuant les contraintes et les pénalités.

A Rennes, un consommateur moyen paye à partir du 11ème m3, 2,72€ le m3 puisque les 10 premiers sont gratuits (petit rappel : nous voulions 20m3 dans notre programme municipal de 2014 !) et 1,57€ de dépollution par m3. Donc le consommateur paye 4,29€ par m3 d’eau dont 37% pour la dépollution. Pour savoir combien payent les industriels et les agriculteurs, pas simple mais certainement pas 37% de leur consommation.

Aujourd’hui seule la fédération des pêcheurs maintient sa plainte pour la pollution de la Seiche, idem sur Vitré, ils ont raison, par ailleurs, aucune plainte d’élu.

La responsabilité politique de tous ceux qui sont en place depuis des décennies est criante. Bien entendu il y a les pollueurs qui doivent être identifiés et jugés mais les politiques sont d’une complicité inadmissible.

Il y a urgence à reconsidérer ces questions dites « écologiques » en priorisant d’aspect santé publique, protection des ressources en eau, de la biodiversité et prendre toutes les mesures politiques nécessaires.

Le Parti de Gauche porte l’urgence de « l’écososialisme » dans la France Insoumise et appelle les élu-es, les associations, les syndicats de salarié-es, les citoyen-nes à dénoncer et à agir contre cette hypocrisie écœurante qui continue à faire tant de mal à l’humanité et son environnement.

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La vidéo-surveillance à Rennes…

Une délibération du conseil municipal de Rennes du 9 Octobre traitant de l’évolution de la vidéo-surveillance en ville, n’a pas été soumise au vote des conseillers municipaux.
Mme Appéré a défendu l’idée que les questions de sécurité relevant de la seule responsabilité du maire, elle avait donc décidé de ne pas soumettre au vote. Il semble plus vraisemblable que l’affichage divisé de sa majorité l’ait guidée.
A la vraie droite macroniste regrettant que cela n’aille pas plus loin, d’autres groupes dont le PG ont expliqué pourquoi l’évolution de la vidéo-surveillance devrait se traduire plutôt par son abandon, quant au PS macronisé, silence radio … mais pas vidéo.
Pourtant, un rapport d’universitaire nous renseigne que les caméras de surveillance n’empêchent aucun passage à l’acte de vol ou violence et qu’elles ne sont d’aucun effet sur la prévention de la délinquance. Peut-être une petite aide à l’enquête mais dans une proportion infime.
Les seules véritables raisons évoquées au Comité d’éthique (comité mis en place par la municipalité réunissant tous les groupes politiques, la préfecture, le procureur, la police, des représentants d’associations d’habitants, la LDH, le carré rennais) réuni quelques jours avant, s’appuient sur les manifestations liées à la loi El Khomri.
Eh oui, cette période aurait permis de surveiller les manifestations, d’identifier des coupables de casse grâce aux caméras embarquées en hélicoptère ou autres méthodes. Ainsi l’usage des caméras trouve dans la répression du mouvement social une justification pour son renforcement et une plus grande efficacité en passant à la technologie HD et avec 8 caméras mobiles.
Des centaines de caméras jalonnent déjà nos cheminements urbains (transports, bâtiments publics, commerces, lieux publics…), l’urgence est-elle d’en rajouter ou plutôt de supprimer celles des espaces publics.
L’argumentaire porté par la mairie d’équilibrer l’humain (police municipale) et l’outil vidéo renforce, de fait, les arguments des pro-répressifs puisque leurs usages n’ont pas d’autre justification que la surveillance des manifestations, le seul véritable danger à leurs yeux.
La ville passe donc d’un parc de 32 caméras à 48 dont 8 mobiles, sachant que 9 caméras vont être supprimées (dans les 32 initiales) pour des raisons de travaux comme au Gast ou d’inutilité, cela fait donc 17 caméras supplémentaires plus 8 mobiles, soit 25 nouvelles.
Vivement la VIème République pour que la Démocratie réactivée mette sous surveillance les élus et les services de l’Etat.

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L’Urgence à se mobiliser les 10 et 14 octobre !

La politique développée sous l’égide de Macron par le gouvernement Philippe accélère les décisions anti-sociales et violentes par leur fond et leur forme.

Ce gouvernement enchaîne en quelques semaines une nouvelle Loi Travail XXL, dépassant largement ce que la Loi El Khomri avait entamé, à coup d’ordonnances et arrêtés, un projet de Loi logement détruisant le « modèle HLM », une Loi qui pérennise l’état d’urgence, un projet de loi de finance pour les riches, etc…

Rien de bien surprenant si nous regardons leurs promesses électorales, ni la sociologie des soutiens La République En Marche (LREM) mais plus grave, ils illustrent leur violence de classe à l’égard des opposants, les « fainéants », le « bordel au lieu de bosser », le mépris des élus et la diabolisation de la France Insoumise. Ils ne viennent jamais sur le programme politique de La France Insoumise (LFI) mais cherchent toujours à nuire pour nuire. Alors, quand on voit le niveau des élus LREM à l’Assemblée Nationale ou dans les médias où ils rivalisent de méconnaissance sur les dossiers, nous avons de quoi nous motiver !

Il est aussi temps que le « Média citoyen » voit le jour en janvier en se finançant d’ici là.

https://www.change.org/p/media-citoyen

Dans ce contexte, les ripostes collectives ont un peu de mal à émerger. La réussite des manifestations du 12 septembre masque les difficultés chez les jeunes, les retraités, les salariés dans leur ensemble. Les stratégies syndicales contribuent à obstruer la voie de l’unité et de la clarté contre cette politique. Pour autant l’aspiration à combattre existe.

A Rennes, les blocages économiques, certes limités, n’ont pas cessé. La mobilisation des jeunes avec celle des salarié-es, notamment les fonctionnaires, le mardi 10 Octobre va révéler le niveau d’engagement collectif pour stopper Macron et sa politique.

L’attaque frontale terrible lancée par Macron contre « le modèle HLM » avec des conséquences pour tous les locataires, privés et publics, nécessite que la mobilisation prévue à la Préfecture samedi 14 soit la plus forte possible.

Le Parti de Gauche mettra toutes ses forces dans ces moments décisifs et appelle tout le monde à participer et faire participer aux manifestations prévues à Rennes et devant les sous-préfectures le 10 Octobre à l’appel des organisations syndicales et des jeunes ainsi que le rassemblement devant la préfecture de Rennes samedi 14 à 15h00 à l’appel de plus de 60 associations en défense du logement HLM et de tous les locataires.

Lettre Hebdo, Semaine 23

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Le logement social en grand danger …

Les récentes annonces du gouvernement concernant le « logement social » ouvrent une attaque terrible contre le logement HLM soit 4,7 millions de logements pour près de 9,6 millions d’habitants.

Tout y passe :

_le financement d’état asséché avec l’extinction des moyens du FNAP (Fonds National d’Aide à la Pierre), déjà largement détérioré par les gouvernements précédents.

_les moyens propres des bailleurs sociaux asséchés par la baisse imposée des loyers à hauteur de la baisse des APL. Environ 60€. Risques de licenciements chez les bailleurs. Les collectivités locales dénonceront les garanties des prêts. Faillites et fusions à venir.

_les locataires risquent de subir des hausses de loyers sévères s’ils ne perçoivent pas d’APL, une augmentation forte du SLS (Surloyer), des immeubles moins bien entretenus, un environnement dégradé, pour tout le monde.

_des divisions : entre les locataires du secteur privé pas concernés et ceux des HLM. Entre ceux qui perçoivent les APL et les autres. Entre les bailleurs sociaux publics (OPH) et les privés (ESH). Notons que les OPH ont une part plus forte de locataires pauvres (54%).

_Baisse drastique de programmes neufs. Menaces sur l’emploi dans le bâtiment, localement.

_ Suppression de normes pour les constructions neuves et les réhabilitations. Abandon du prêt à taux zéro…

Concrètement, à Rennes, le projet de « loyer unique » cher à Mme Appéré et Mrs. Cauet et Puil, basé sur l’optimisation des APL est directement remis en cause. Ils ont beau jeu aujourd’hui de défendre les locataires alors qu’ils n’ont pas voulu entendre les associations qui dénonçaient cette stratégie fragile, par ailleurs toujours pas clairement démontrée.

Les projets de réhabilitations NPRU (Nouvelle Politique de Rénovation Urbaine) de Maurepas et du Blosne, signés en grandes pompes par Hollande en début d’année risquent de perdre de leur intensité. Les habitants de la rue de la Marbaudais, d’Emmanuel Mounier, de Brno et Place de l’Europe n’apprécieront certainement pas, car ils attendent que leurs logements soient ou reconstruits ou réhabilités pour le même loyer.

Tous les locataires doivent savoir que la politique de Macron est directement tournée contre leurs intérêts. Il y a donc URGENCE à donner les infos dans les quartiers, à se mobiliser, à interpeller les élus LREM. 47% des attributions de 2016 ont concerné des ménages aux revenus inférieurs au seuil de pauvreté (<1000€). C’est tout le modèle social et économique des HLM qui est visé à l’instar des ordonnances qui détruisent le code du travail. Prenons l’exemple du bail précaire qui sera adossé à la durée de son contrat de travail ! Leur politique est très cohérente. Macron et Philippe veulent aller vite et fort. Leur modèle économique et social d’inspiration libérale ne s’encombre pas de négociations, de débats, d’états généraux. Leur pensée est essentiellement de nature financière, leurs méthodes sont brutales. Aucune mesure prise contre les capitalistes, les spéculateurs, les actionnaires. Le logement HLM doit être défendu, nous y avons tous intérêt pour ne pas laisser l’énorme patrimoine HLM aux appétits des spéculateurs. L’heure est à la mobilisation, bas les pattes devant les HLM ! Pas un moment à perdre. Il faut des financements publics et produire massivement des logements avec des critères écologiques corrects. Le 14 Octobre se dérouleront des manifestations en défense des APL, et plus largement de défense du logement social. Le Parti de Gauche sera partie prenante. Vous pouvez signer cette pétition : http://vivelapl.org/ Lettre Hebdo, Semaine 22

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Une nouvelle fois les dispositifs d’hébergement existants sont saturés …

Une nouvelle fois les dispositifs d’hébergement existants sont saturés.
Le 115 ne peut donner de solution à toutes les demandes.
Pourtant, depuis plus d’un an, 160 migrants dont 70 enfants, ayant séjourné à la Poterie,
avec le soutien de plus de 40 organisations ont respecté les termes d’un commodat avec
la ville de Rennes et le promoteur en libérant les lieux le 17 juillet.
A ce jour des familles avec enfants n’ont pas de solutions d’hébergement proposées.
Les familles se retrouvent dans les pires difficultés, sans oublier celles liées à l’inscription
dans les écoles.
D’autres migrants arrivent et subissent la même hypocrisie.
Nous entendons aujourd’hui que le problème ne serait ni d’ordre financier, ni d’ordre
de moyens en locaux mais uniquement politique.
C’est pourquoi le Parti de Gauche interpelle M. le Préfet, Mme la maire et les députés
de Rennes, tous inspirés par la politique de M Macron à donner d’autres réponses aux
migrants et les associations que celle de rester à la rue.
Honte aux paroles non tenues, honte aux stratégies visant à utiliser les associations comme
gestionnaires de la détresse humaine que l’État ne veut pas voir.
Nous exigeons qu’une structure d’accueil digne, avec du personnel formé soit créé à Rennes.
Pousser tout ce monde à occuper des locaux et ouvrir des « squats » n’est pas la bonne solution.
Le Parti de Gauche apporte son total et entier soutien aux migrants et aux associations.