Sauver le « social » !

 

Tout découle de la répartition des richesses et de la « dette ». Que voit-on ?

Premier trimestre 2017, « les champions du CAC 40 dégagent plus de 50 milliards de profits semestriels, soit un bond de 28 %.
« La France s’endette de 2665 euros de plus chaque seconde.! » « 35900€ par habitant » « la dette s’approche des 100% du PIB ». Mais nous savons que : « Au total, 59% de l’actuelle dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêts excessifs. » 60% de la dette sont donc illégitimes.

Dans ce contexte juteux pour les actionnaires, le gouvernement Macron-Philippe prend fait et cause pour ces « riches » et s’attaque frontalement et brutalement à tout ce qui « coûte » à l’état pour « réduire » la dette et respecter les critères de Maastricht de 3%.

Premier exemple, le logement : Le PLF2018 (Projet de Loi de Finances), dans son article 52 dit : « Le Gouvernement entend ainsi réduire la dépense publique associée à la politique du logement tout en améliorant ses résultats. La réforme…prévoit ainsi une réduction de 1,7Md€ du montant des aides personnelles au logement. » Foutaise et provocation destructrice de ces nouveaux libéraux. S’en prendre aux plus pauvres et vulnérables en provoquant le contraire, c’est-à-dire compliquer l’accès au logement et le rendre plus cher.

Deuxième exemple, la santé en psychiatrie : Le directeur de l’HP Guillaume Régnier à Rennes répond : « contexte budgétaire extrêmement serré« . « Notre dotation annuelle de fonctionnement est stable depuis trois-quatre ans alors que les charges de personnel augmentent. Et à cela s’ajoute le gel des crédits gouvernementaux ».

Côté syndicat et personnels : « Manque de lits, burn-out, manque d’agents pour assurer les soins en sécurité », « patients accueillis sur des chaises pendant des heures », « On subit de plein fouet les politiques d’austérité. Et au-delà de l’épuisement professionnel des agents, c’est la qualité des soins qui est attaquée », indique Jacques Mény, secrétaire de Sud Santé.

CDAS : Alors que les compétences du Département sont recentrées sur les solidarités humaines (Protection de l’enfance, Aide sociale, Allocation personnes âgées, Protection maternelle infantile, Insertion), il y a aujourd’hui un manque criant de moyens humains pour répondre aux besoins des usagers les plus vulnérables et aux conditions de travail difficiles.

Le président PS du département répond : «Le département a pris acte de la situation mais il se retranche derrière les impératifs financiers.»

EHPAD : Récemment à Bruz et Châteaugiron, action des personnels pour d’importants problèmes de personnel: les sous-effectifs (taux d’encadrement de 0,6/1 contre 1,2/1 en Suisse) mais aussi les conditions de travail « particulièrement difficiles » illustrées par un absentéisme de 10 % et un taux d’accident du travail deux fois supérieur à celui de la moyenne nationale. « Risque de maltraitance institutionnelle. Quant à la présence médicale, elle est insuffisante: faute dun statut clair et malgré lobligation légale, il ny a pas de médecin coordonnateur dans un tiers des Ehpadet aucune infirmière de nuit dans la majorité des établissements. »

Ainsi va ce vaste secteur qui prend en charge toutes les besoins de la vie. Macron et les députés marcheurs veulent aller très loin dans la casse. Bientôt les indemnités chômage et la sécurité sociale avec toujours le culot affiché de vouloir faire mieux et moins cher.

Le Parti de Gauche soutient toutes les luttes et appelle à s’organiser partout où c’est possible pour agir dans l’unité entre les syndicats, les politiques, les associatifs. Ne rien lâcher !