Être élu et militant à Rennes …

Trois camarades vivent depuis 2014 au rythme des conseils municipaux de Rennes et du conseil de Rennes métropole. Deux avec un mandat d’élu, le troisième comme assistant sur un poste (réel) à mi-temps.

Les interventions de nos élus, positionnés dès le départ en « opposition de gauche », sont limitées à poser des questions en commission, sur les projets de délibérations, soit une dizaine de jour avant la date du conseil et de notre connaissance de l’ordre du jour.

Être dans l’opposition nous cantonne donc à intervenir en séance avec une déclaration politique à l’ouverture du conseil, limitée à 3 minutes (proportionnel au nombre d’élus). Nous pouvons également intervenir sur chacun des projets de délibérations. Ces interventions font l’objet de réponses en direct ou pas, mais en aucun cas peuvent générer un échange plus fourni. Ce qui signifie qu’une question posée ou affirmation, qui reçoit une réponse erronée ou mensongère ou en esquive totale, ne peut faire l’objet d’une remarque de notre part, il n’y a pas de débat.

Nous avons régulièrement droit à des silences ou des réponses arrogantes, de « donneurs de leçons », rarement de réponses précises à des points précis, mêmes techniques.
Aucun étonnement à ces postures puisque régulièrement nous intervenons en pointant le décalage entre élus e citoyen-nes. Évidemment, il leur arrive d’aller sur le terrain, mais la question de fond n’est pas d’aller serrer des mains ici et là ou boire un coup en promettant des subventions, mais de placer (re) le citoyen-ne au cœur de la réflexion et de l’élaboration politique dans la ville.

Toutes nos interventions découlent de ce paradigme, la proximité réelle entre élu-militant et citoyen-ne, qui n’a rien à voir avec copinage, clientélisme ni « faire à la place de… ». Nous avons à faire avec des « élus-gestionnaires » à la place de militants politiques.

A Rennes Métropole, Yannick obtient des réponses soit lapidaires, soit elles essaient de caricaturer la question en mettant en cause les valeurs et les engagements de celui qui la pose. A Rennes, Yannick et Jean-Paul écopent de temps en temps des mêmes réponses arrogantes et personnalisées, comme ce lundi 26 au conseil municipal.

Depuis le score de JL Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle, les relations déjà difficiles, se sont nettement détériorées. Mais dans notre mandat d’élu prolongeant notre action militante, nous ne sommes pas étonnés et lions ce qui va crescendo avec les raclées électorales qu’ils prennent tous.

Nous continuons à rencontrer régulièrement des syndicalistes, associatifs et autres collectifs d’habitants, allons sur les lieux d’actions et participons aux manifestations et nous y sommes très bien.

Nos élus tiennent bon et attendent avec impatience que l’insoumission visible au printemps 2017 se mette d’ores et déjà en réflexion pour préparer les élections municipales de 2020.
Un coup de balai s’impose à Rennes et Rennes Métropole. La deuxième force politique de Rennes, de la métropole et même du département qu’est La France Insoumise peut et doit s’affirmer, s’exprimer, s’organiser.

Lettre Hebdo, Semaine 19.