Résistances !

Avec deux candidat-s « insoumis » au deuxième tour des élections législatives sur Rennes et sur Redon, obtenant des résultats en voix très encourageants, nous avons vécus d’énormes moments collectifs qui ne demandent qu’à être poursuivis.

En quelques mois, voire quelques semaines, la France Insoumise est passée du statut lié au personnage Jean-Luc Mélenchon à celui d’un mouvement politique ancré partout en France, démontrant d’une richesse humaine et militante inédite. Contestant les premiers rôles dans ces élections à toutes les autres organisations politiques et à l’arrivée, un groupe de 17 députés-militant-es à l’Assemblée nationale

Les gens sincèrement de « gauche », les gens sincèrement « écologistes », les gens sincèrement acquis à l’urgence démocratique d’en finir avec les Institutions de la Vème République savent qu’un mouvement citoyen accueillant et disponible pour les batailles politiques à venir existe.

Notre parti a réussi, par sa présence et sa constance, à contribuer à ce que des dizaines, voire des centaines d’insoumis-es participent aux mobilisations, parfois même prennent la parole dans les rassemblements, se revendiquent « FI ». Ce constat n’est pas secondaire mais bien au contraire illustre que la pratique politique autour d’un programme, où tout le monde compte, avec d’innombrables initiatives, permette l’émergence d’une nouvelle génération de citoyen-nes engagé-es.

Aujourd’hui, des manœuvres commencent sur la résistance à apporter aux projets du gouvernement Macron-Philippe. Plusieurs initiatives voient le jour. D’abord le PG qui, le 12 juin, invite tout le monde à discuter de la situation, seul le NPA qui répond OK. Quelques jours après, les JC convoquent une réunion commune le 21. Dans le même temps, une tentative de « front social » local part un peu seul, des syndicats appellent en ordres dispersés sans perspective nationale forte.

De tout cela, il n’en ressortira rien de bon si les choses partent « comme avant » avec une course au « leadership », sans retenir les leçons des élections 2017, à savoir que les gens ne veulent plus des « donneurs de leçon » qui veulent diriger pour mieux trahir après, ni de la mobilisation contre la loi El Khomri !

L’abstention massive est de ce point de vue inquiétante. La loi El Khomri qui a généré peu de grévistes mais de nombreuses et fortes manifestations serait suivie par des ordonnances allant plus loin dans la casse du code du travail. Où en somme nous de la mobilisation ? pas bien loin…

Nous voilà donc, au moins à Rennes, confrontés à un besoin de résistances et d’unité, sans oublier la solidarité avec tous les réprimés, condamnés et emprisonnés pour fait de manifestation.

Le Parti de Gauche s’inscrit dans cette nécessité de convergences et invite toutes celles et ceux qui souhaitent résister à le rejoindre.

Lettre Hebdo, Semaine 18.