Macron 1er (Monarc 1) va plus loin qu’El Khomri

Le nouveau monarque et son gouvernement lancent une nouvelle attaque contre les droits de tou-te-s les salarié-e-s.

Nous avons eu la première loi Macron, largement inspirée par la commission Attali (dont Macron en a été rapporteur) mise en place par Sarkozy en 2007, adoptée avec le 49-3, le 06 août 2015 qui s’en prenait entre autres aux règles du travail du dimanche, aux métiers réglementés… La loi Rebsamen qui en août 2015 s’en prend aux règles de représentation des salariés et aux modalités de négociations… la loi El Khomri en 2016 poursuit ce travail de sape en inversant la « hiérarchie des normes », s’attaquant au paiement des heures sup, la durée hebdo du travail, le licenciement économique, la médecine du travail, etc.

Monarc 1 propose un projet qui va encore plus loin puisqu’il s’agit, ni plus ni moins, de la remise en cause du CDI. Nous le savions menacé avec El Khomri, nous y voilà avec Macron, inspirateur de la loi Travail.

Ce n’est pas rien car le CDI correspond à tout ce qu’un-e salarié-e souhaite d’avoir afin de stabiliser sa vie et garantir ses projets. Les intentions du gouvernement Macron-Philippe sont donc nuisibles à des millions de personnes.

La forme utilisée pour y parvenir est à la hauteur de la férocité du fond du projet, à savoir utiliser des « ordonnances », pire que le 49-3.

Aucune surprise de la part de Macron, les cabinets ministériels sont truffés de pro-MEDEF, lobbys et autres intérêts capitalistes.

Nous ne pouvons qu’en appeler à une mobilisation la plus large possible. Cette mobilisation commence évidement par le vote aux législatives.

Toutes les voix données aux candidat-es de la France insoumise permettront de créer les meilleures conditions possibles pour les luttes à venir, à l’Assemblée nationale, mais aussi dans les entreprises, dans la rue.

Si la loi El Khomri a accéléré la chute de Hollande, il serait impensable que la nouvelle loi Macron consacre « Monarc 1 » sur son trône.

Nos camarades impliqués dans leurs organisations syndicales auront à se confronter aux obstacles inhérents au « front social commun » pourtant essentiel à construire.

Nous ne cèderons pas, nous ne lâcherons rien !

L’heure des luttes approchent. Que les votes des 11 et 18 soient le plus favorable possible à la résistance sociale. Le Parti de Gauche s’emploiera de toute son énergie à ces mobilisations.

Lettre Hebdo, Semaine 17.