Besoins de solidarité …

Nous pouvons observer à Rennes des tensions révélant le cours dangereux de la crise politique et démocratique.

Les interdictions de manifester en ville demeurent, mais à géométrie variable. Selon que l’on soit solidaires des migrants sans papiers et sans toit mais aussi dénonçant des violences policières ou que l’on soit ouvertement raciste, sexiste, homophobe, la liberté de manifester n’est pas la même.

Les provocations de quelques membres du GUD pourraient rester dans le domaine du ridicule si les représentants de la ville et de la préfecture agissaient clairement pour faire respecter les lois.

En effet, les propos racistes, les saluts nazis, les provocs homophobes et sexistes sont des délits. Mais que font-ils en ce moment, rien. Ces apprentis fachos multiplient leurs apparitions et déambulations belliqueuses en ville.

Si les idées poussées par le FN et ses groupes satellites n’avaient pas gangréné la tête de tant de gens, l’affaire serait simple à régler. Mais aujourd’hui les idées du FN sont présentes, partout, y compris chez les fonctionnaires, toutes fonctions publiques confondues.

La question qui se pose est évidement politique. La députée-maire de Rennes et la préfecture semblent incapables de combattre les provocations fascistes. Normal, c’est le fruit de leur politique PS. De leur côté, la stratégie de provocations des fachos ne pourra aller qu’en augmentant au fur et à mesure de l’excitation liée au vote FN.

Dans ce contexte, malheureusement prévisible, nous avons toutes et tous un devoir de solidarité qui passe par le fait de nous faire remonter les infos, de bien préparer ses initiatives militantes publiques et de ne pas hésiter à demander de l’aide.

Notre solidarité passe également par une attention particulière à certains collectifs exposés comme ceux militant pour les migrant-es.

Le contexte social nécessite également des solidarités actives, que nous tâchons d’assumer (grèves, bureau de Poste, guichet SNCF, boutique EDF…). Nous sommes véritablement à un tournant de la vie politique et souhaitons que chaque adhérent-e du Parti de Gauche puisse exprimer ses engagements et donner le temps nécessaire à la progression de la dynamique de la France Insoumise et son programme.

Lettre Hebdo, Semaine 10