Communiqué: Bas les pattes devant la maison du peuple

Bas les pattes devant la maison du peuple

 

Depuis le 1er mai la Maison du Peuple/salle de la Cité, lieu historique du mouvement social rennais, est occupée, pacifiquement, de jour comme de nuit.
Occupée par des militant-es syndicalistes, politiques, associatifs, et beaucoup de personnes non-membre d’organisations, de tous les âges, tous les milieux professionnels, ces personnes ont investi ce lieu dédié à l’organisation de la résistance à la loi travail.
Cependant, cette occupation dépasse la simple nécessité d’organisation logistique. Des concerts, conférences, débats, projections de films y ont lieu, une radio y a même été créé, une kermesse s’est tenue. Véritable lieu de vie alternatif, le débat politique est omniprésent. Nous partageons ce lieu et voyons un magnifique encouragement à débattre sereinement d’enjeux de société entre des personnes aux parcours et investissements différents.
Malheureusement Madame la Maire, en lien avec Monsieur le Préfet, souhaite l’évacuation de ce lieu par les forces de l’ordre. Malgré une convention signée le 04 et renouvelée depuis, il a été pris prétexte d’actions désapprouvées pour qu’un huissier vienne signifier l’ordre de cesser l’occupation des lieux, ouvrant ainsi la voie à la police.
Les élus du Parti de Gauche ainsi que les élus écologistes se sont montrés solidaires de cette occupation, rejoignant les organisations syndicales CGT, FO, Solidaires, FSU et toutes les organisations et collectifs combattant la loi Travail.
Madame la maire et le Préfet préfèrent lancer les forces de l’ordre à l’assaut de la Maison du Peuple et de ses milliers de soutiens plutôt que de considérer cette nouvelle situation, inédite, où la confrontation creusera encore plus le fossé entre un parti socialiste aux abois et une partie du peuple, avec ses organisations, qui aspirent à une autre politique.
Ce choix politique, utilisant encore une fois à mauvais escient les forces de police, est détesté par une grande partie de la population. Le combat mené contre la loi Travail est légitime et majoritaire, la stratégie de la tension et l’agression avec préméditation ne l’est pas. Le 49-3 à l’assemblée et les CRS dans la rue constituent donc les seuls arguments du pouvoir, c’est intolérable.
Le comité de Rennes du Parti de Gauche soutient l’occupation de cette salle jusqu’au bout et dénonce toute tentative d’évacuation par la force.