Rennes, la démocratie en danger!

Quelques jours seulement après avoir salué les résultats de la « Fabrique citoyenne », Madame la maire de Rennes édicte des consignes sécuritaires inédites à Rennes.

Après la manifestation du 17 mars, la préfecture et la mairie décident d’interdire le centre-ville aux manifestations parce que quelques personnes ont profité de l’aubaine pour vandaliser un commerce et malmener son personnel.

Cette décision vise à jeter le discrédit sur l’ensemble des manifestant-es, de leurs organisations et représentant-es, de leurs revendications. Depuis, chaque manifestation n’est vue qu’au travers d’incidents en marge, lorsqu’il y en a, oubliant l’essentiel, c’est-à-dire le nombre conséquent de manifestant-es et les débrayages dans les entreprises.

Cette interdiction de centre-ville et particulièrement la Place du Parlement souhaitée par beaucoup pour des « Nuits debout » nourrit les tensions.

Le 31 mars et surtout le 09 avril, le dispositif policier a été utilisé à d’autres fins que la protection de biens ou de personnes. Les multiples agressions physiques menées par les CRS à l’encontre de manifestants, syndicalistes, élus, démontrent le caractère politique du dispositif policier. Casser la manifestation, provoquer des violences, décourager les manifestant-es tels sont les objectifs du gouvernement et ses relais locaux.

La mobilisation nationale du 30 avril à Rennes en défense du droit d’asile, contre les politiques racistes, xénophobes et répressives, s’est vu interdire de scotcher quelques affichettes sous peine de 150€ d’amende par affiche.

Nous voilà donc en quelques semaines, dans un contexte d’état d’urgence sans fin, interdits de manifester en ville, gazés, matraqués, interdits de scotcher des affichettes. Le problème, ce ne sont pas les mobilisations mais bien la politique du gouvernement et la répression qui va avec.

Le Parti de Gauche dénonce cette stratégie du pire et appelle la population à amplifier ses mobilisations, notamment les 28 et 30 avril à Rennes.