Fermetures de déchèteries… À quoi joue Rennes Métropole ?

Speculos : Déchetterie (CC BY-SA 3.0)

Speculos : Déchetterie (CC BY-SA 3.0)

 

Sous prétexte de mises aux normes, il a été décidé par Rennes Métropole de réorganiser les déchèteries, provoquant fermetures, déplacements et créations.

Si des évolutions peuvent s’avérer effectivement nécessaires, rien ni personne ne devrait imposer un schéma aux communes, déstabilisant et anéantissant un travail entamé depuis des années, comme c’est le cas à Chartres-de-Bretagne.

À Rennes, le projet de déplacement de la déchèterie de Villejean-La Harpe à Beauregard-La Gasnière est reporté de deux mois grâce à la mobilisation des habitants. Le deuxième scénario admis en étude permettra de comparer deux sites. Mais rien n’est gagné pour autant.

Dans ces deux situations, nous constatons un décalage démocratique : d’un côté, un conseil de Rennes Métropole qui ressemble à un conseil d’administration ; de l’autre, des citoyens et des élus qui se retrouvent isolés et mis devant le fait accompli.

Le véritable enjeu de ce dossier est plus général : avec l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2015, de la loi Maptam (Modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles), le risque est grand de voir les communes de plus en plus dessaisies de leurs prérogatives et de leurs compétences – ce qui porte de ce fait atteinte à la démocratie en écartant les citoyen-ne-s de l’instance de décision. Il en est de même à l’échelon national avec la loi NOTRe (Nouvelle Organisation territoriale de la République) et avec les diktats de l’Union européenne.

Le Parti de gauche s’oppose à la métropolisation et dénonce les lois qui démembrent la République en effaçant petit à petit les communes et les départements au profit de super-régions et de métropoles technocratiques.

Le Parti de gauche soutient les collectifs d’habitant-e-s de Villejean et de Beauregard ainsi que le maire et le conseil municipal de Chartres-de-Bretagne. Il maintient sa disponibilité pour s’associer aux initiatives de résistance et redonner la parole au peuple.

FIN