0

Bravo les Insoumis-es !

La belle rencontre entre une orientation politique et une situation de crise politique générale a motivé des milliers de personnes à rejoindre la France Insoumise, créer des groupes d’appuis, prendre d’innombrables initiatives.
Le programme « L’Avenir en commun », les meetings, les discours et vidéos de Jean-Luc Mélenchon, les passages TV et la réussite de la marche pour la VIème république du 18 mars ont renforcé la France Insoumise avec une accélération extraordinaire depuis le 21 mars.
Les insoumis-es sont pour la plupart non adhérent-es à une organisation politique. Leurs parcours divers et variés donnent un contenu inédit à un rassemblement politique. Cette réalité démontre que le programme l’AEC et la prise de conscience des défis démocratiques, économiques et écologiques permettent, sans arrière-pensée ni calcul boutiquier, d’organiser et mettre en mouvement une masse immense de gens.
La démonstration ainsi faite donne une réponse à la question de la représentation politique des masses. Loin de vouloir la fin des partis, la réussite de la France Insoumise démontre au contraire qu’un rassemblement citoyen fonctionne y compris en ayant des membres de partis politiques en son sein. C’est le cas pour les adhérent-es du Parti de Gauche, mais aussi des communistes, des socialistes, des écologistes.
Aujourd’hui cette forme d’organisation a conquis une place énorme dans le pays, 20%, ce n’est pas rien. La suite de la bataille politique est déjà là avec les élections législatives. La France Insoumise sera présente dans les 8 circonscriptions d’I&V.
Mais, ces élections servant à calculer le financement des partis politiques, pour les 5 années à venir, amène beaucoup de partis, petits et moins petits, à se présenter pour aller chercher des financements.
Ainsi déconnectés de tout projet et dynamique politique, ces choix de boutiques peuvent diviser et éparpiller les voix contestataires, voire des électeurs-trices de JL Mélenchon. Ne nous y trompons pas, si ces candidatures sont légitimes, elles ne correspondent pas à l’urgente nécessité d’avoir des élus France Insoumise à l’Assemblée Nationale, portant le programme AEC.
Au lendemain du premier tour des présidentielles, une nouvelle vague d’insoumis-es rejoint les groupes d’appuis et en créent d’autres. Cet élan correspond à une exigence politique. Il nous revient, toutes et tous, de poursuivre et amplifier le mouvement réel qui trouve enfin la forme d’organisation et le programme qui lui convient.
Quant à la question : que votez-vous au second tour du 07 mai ? Aucune consigne hormis aucune voix pour le F-haine. A l’instar de beaucoup d’autres, les Insoumis-ses « méritent mieux que ça ».

Lettre Hebdo, Semaine 14.

0

Enorme meeting, et après ?

Ce dimanche, à Rennes, s’est révélé un afflux populaire conséquent à la candidature de la France Insoumise et son programme l’Avenir en Commun. La personnalité de Jean-Luc Mélenchon ajoute évidemment de la force à ce mouvement insoumis par sa richesse intellectuelle et sa lucidité politique.

Notre parti a donc bien eu raison de soutenir dès le début cette orientation de dépassement des cartels électoraux de partis pour ces élections. Des centaines d’insoumis-es organisés dans plus de 50 groupes en I&V, dont une grande majorité n’a pas de lien avec une organisation politique.

Le rassemblement citoyen « La France insoumise » restera une réalité politique indépendamment des résultats de la présidentielle et des législatives. Tout comme notre organisation demeurera un indispensable espace organisé pour la réflexion politique, proposant et impulsant ce qui nous semble utile à la transformation de la société et du monde.

A ce stade de la campagne, nous avons tout lieu d’être fiers-es de nos choix. L’ambiance, l’énergie qui circulait hier dans la salle, dehors, entre insoumis-ses déclaré-es ou pas, entre « bénévoles », illustre ces moments de bonheur collectif, engageants, motivants, que nous aurions tort de ne pas savourer.

Maintenant, il nous revient de contribuer à ce que la suite gagne par les urnes contre la « réaction », le MEDEF et les racistes.

Aucune organisation politique n’a été épargnée par l’accélération de la crise profonde que connait notre pays. A notre niveau, nous avons au contraire, gagné de la force, gagné des adhésions.

Merci à tous-tes les camarades pour leur implication militante, qui a permis de réussir le plus grand meeting politique que Rennes ait connu depuis 1981.

Lettre Hebdo, Semaine 12.

0

L’Hébergement d’urgence

De compétence préfectorale, l’hébergement d’urgence à Rennes pose de plus en plus de problèmes. Loin de répondre à l’afflux de besoins, les solutions proposées notamment en hôtels créent d’autres problèmes.

Nous ne sommes pas éloignés de la réalité en pensant qu’entre 500 et 800 personnes sont quotidiennement concernées par l’urgence de leur situation. Sans compter les personnes qui ne font pas appel au 115.

465 personnes sont prises en charge par le Service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO), en Ille-et-Vilaine, majoritairement à Rennes. Les places en centre d’hébergement sont complétées par des chambres d’hôtel, à hauteur de 200 nuitées quotidiennes, un chiffre en augmentation. Près de 200 appels par jour au 115 assurés par cinq écoutants 24h/24.

De plus en plus de jeunes dans la rue, dû en grande partie par la saturation des solutions d’hébergement.

Les familles avec enfants sont prises en priorité mais l’hôtel n’offre qu’un toit, pas la possibilité d’y faire à manger, il faut changer régulièrement d’hôtel puisque c’est un hébergement temporaire, la scolarité des enfants bien compliquée à assurer.

Du coup, des familles essentiellement d’origine étrangère tentent d’échapper à ces vagabondages d’hôtels en hôtels en se regroupant dans des squats.

Plus de 170 personnes à la Poterie depuis l’été dernier, plus d’une trentaine Avenue des Français Libres nécessitent une solidarité active.

Deux propriétés du groupe Lamotte sont donc occupées actuellement, une avec une convention négociée mais l’autre avec des menaces d’expulsion imminentes.

Les responsables politiques de la ville de Rennes (PS) ne veulent pas interférer dans un litige d’ordre privé. Ils l’ont fait à la Poterie mais s’y refusent dans le centre.

Nous nous insurgeons contre cette hypocrisie. Réquisition des bâtiments publics inoccupés !

« Faire battre le cœur de la France » disent-ils autour de leur candidat B. Hamon. Le soutien de la députée-maire Appéré au candidat du PS confirme bien le double langage tellement utilisé depuis tout ce temps. Vivement la VIème république, des député-es Insoumis-es partout et l’élaboration d’une nouvelle politique qui saura satisfaire aux besoins humains les plus élémentaires.

Lettre Hebdo, Semaine 11

0

Besoins de solidarité …

Nous pouvons observer à Rennes des tensions révélant le cours dangereux de la crise politique et démocratique.

Les interdictions de manifester en ville demeurent, mais à géométrie variable. Selon que l’on soit solidaires des migrants sans papiers et sans toit mais aussi dénonçant des violences policières ou que l’on soit ouvertement raciste, sexiste, homophobe, la liberté de manifester n’est pas la même.

Les provocations de quelques membres du GUD pourraient rester dans le domaine du ridicule si les représentants de la ville et de la préfecture agissaient clairement pour faire respecter les lois.

En effet, les propos racistes, les saluts nazis, les provocs homophobes et sexistes sont des délits. Mais que font-ils en ce moment, rien. Ces apprentis fachos multiplient leurs apparitions et déambulations belliqueuses en ville.

Si les idées poussées par le FN et ses groupes satellites n’avaient pas gangréné la tête de tant de gens, l’affaire serait simple à régler. Mais aujourd’hui les idées du FN sont présentes, partout, y compris chez les fonctionnaires, toutes fonctions publiques confondues.

La question qui se pose est évidement politique. La députée-maire de Rennes et la préfecture semblent incapables de combattre les provocations fascistes. Normal, c’est le fruit de leur politique PS. De leur côté, la stratégie de provocations des fachos ne pourra aller qu’en augmentant au fur et à mesure de l’excitation liée au vote FN.

Dans ce contexte, malheureusement prévisible, nous avons toutes et tous un devoir de solidarité qui passe par le fait de nous faire remonter les infos, de bien préparer ses initiatives militantes publiques et de ne pas hésiter à demander de l’aide.

Notre solidarité passe également par une attention particulière à certains collectifs exposés comme ceux militant pour les migrant-es.

Le contexte social nécessite également des solidarités actives, que nous tâchons d’assumer (grèves, bureau de Poste, guichet SNCF, boutique EDF…). Nous sommes véritablement à un tournant de la vie politique et souhaitons que chaque adhérent-e du Parti de Gauche puisse exprimer ses engagements et donner le temps nécessaire à la progression de la dynamique de la France Insoumise et son programme.

Lettre Hebdo, Semaine 10

0

Les luttes sociales de retour…

La semaine dernière ce sont les agents territoriaux, principalement les catégories C et B de la ville de Rennes et Rennes Métropole qui se sont mobilisés avec leurs organisations syndicales SUD, CGT et FO sur les problèmes liés à de nouvelles grilles indiciaires défavorables aux plus bas salaires et des remises en cause d’un régime de prime. Enième mobilisation et une direction (élus) qui bloquent, menaçant même de ne rien appliquer de ce qui négocié localement s’ils ne signent pas !

Ce sont aussi les chauffeurs routiers de la société STG (une des plus anciennes de Rennes) qui ont agi mercredi et jeudi pour l’amélioration de leurs salaires, prime de nuit, avec leurs syndicats CFDT, CGT et FO. Ils ont obtenu satisfaction après 48h de blocage du site de Noyal.

Les pompiers professionnels se mobilisent avec leurs organisations CGT et Autonomes pour défendre de meilleures conditions d’exercice de leurs missions, leurs carrières et la place des pompiers volontaires. Ce sont les élus du département qui bloquent.

Ce lundi, les employé-es de Pôle emploi sont appelés à agir par la grève partout en France. A Rennes, la mobilisation à l’appel de l’intersyndicale doit être une réussite contre « Pôle emploi 2020 » sur fond de suppressions d’emplois et de précarisation.

Mardi, les secteurs santé et social se donnent rdv à Paris à l’appel de l’intersyndicale pour une grande manifestation nationale et à Rennes pour un rassemblement. Cette mobilisation s’élargit à tous les fonctionnaires via l’UGFF-CGT.

Mardi, le centre de tri postal sera également en grève.

Après les salarié-es de la plateforme de la MGEN, ceux du centre informatique SFR, de la Banque de France, du technicentre SNCF ou de l’abattoir de la COOPERL à Montfort, il nous semble sain que les salairè-es ne se laissent pas endormir par la période électorale et surmontent la défaite (provisoire) sur la loi El Khomri.

Le rapport de force dans les entreprises n’est pas étouffé et c’est tant mieux. Ces mobilisations et tant d’autres à venir constituent le souffle indispensable pour sortir des politiques libérales, austéritaires et sécuritaires.

Lettre Hebdo, Semaine 9