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2016, Lettre Hebdo n° 29

« Cœurs résistants » à Rennes…

La Solidarité s’exprime envers les militants ou jeunes victimes de violences policières ou juridiques. Elle s’exprime également auprès du syndicat Solidaires 35 à propos d’une « facture » de 46000€ suite à l’occupation de la maison du Peuple. Elle s’exprime régulièrement auprès des grévistes, des migrant-es/réfugié-es. Globalement présente dans toutes les luttes actuelles, la Solidarité humaine se développe également dans l’aide auprès de celles et ceux qui n’ont rien ou si peu.

A Rennes, l’association « Cœurs résistants » présente depuis à peine 1 an démontre à quel point la détresse se développe. Nous connaissions les Resto du cœur, le Secours populaire, la Croix rouge, le Secours catholique et pourrions penser qu’une nouvelle association n’apporterait rien de plus.

La réalité démontre autre chose. 1 tonne de denrées distribuées en une semaine. La seule limite à leurs actions tient à leur capacité logistique. Maraudes, cuisine et épicerie gratuites, pleins de projets à déployer, cette nouvelle association peine par manque de local. Leur « succès » doit alerter sur l’ampleur de la misère.

Particularité singulière de « Cœurs Résistants », ils ne font pas « le tri » entre les bénéficiaires. Contrairement aux autres associations, ils ne demandent pas de documents attestant de leurs ressources. Ce principe de base mérite d’être mis en valeur.

La ville de Rennes est saisie d’une demande de local. Toujours pas de réponse à ce jour. L’hiver approche, les besoins vont redoubler. Après une rencontre avec les responsables de cette association, nous soutenons leur exigence.

Que résonne fort l’appel aux « RÉSISTANCES » !

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2016, Lettre Hebdo n° 29

Rennes comme si …

 

Nous assistons depuis quelques semaines à une vaste opération de « com » de la ville de Rennes et Rennes métropole.

Par exemple, la revue « Les Rennais » titre sur le fait que Rennes retrouve son fleuve, plus loin, c’est Rennes qui retrouve sa mémoire ou son patrimoine… Rennes 2030, invite les habitant-es à s’exprimer sur la façon dont ils verraient leur ville à l’horizon 2030….

Sauf que le fleuve en question est pollué, voire très pollué, comme le canal et la Seiche, donc pas baignable ni praticable contrairement aux photos, sauf que le patrimoine subit des destructions en lien avec des opérations immobilières de façon régulière et que Rennes 2030 s’imagine avec des chantiers importants déjà entamés (Eurorennes, Couvent des Jacobins, métro).

Ainsi, les habitant-es peuvent émettre des avis/idées une fois que tout est décidé. La ville de Rennes donnée en exemple sur la « participation citoyenne » via la fabrique citoyenne démontre au contraire d’une habile technique manipulatoire visant à séduire des « cadres » parisiens pour leur vanter la ville, quitte à mentir sur la « marchandise ».

Après 300000€ déjà octroyés par la ville de Rennes, ce sont 600000€ supplémentaires promis par l’état pour « aider » les commerçants « victimes » des manifestations du printemps, en réalité essentiellement des banques, agences immobilières et assurances.

Là aussi, vaste manipulation, tout le monde peut observer que tous les centres-villes connaissent des difficultés, bien avant les manifestations, d’ailleurs interdites de centre-ville à Rennes depuis mars 2016 par des bataillons de CRS.

Leur vision de la ville Intelligente (Smart City !), n’intègre pas le débat d’idée, ni d’autres projets que les leurs, ni bien entendu de manifestations. Leur « vivre en intelligence » se résume à approuver leurs plans travaillés avec des cabinets d’experts mais surtout pas avec la population, leurs organisations (collectifs, comités, syndicats…), l’intelligence locale.

La politique au niveau de la commune exige une autre pratique, une participation qui n’exclue pas les voix différentes, contestataires.

Nous pensons que la politique doit dire la vérité, concerner et associer tout le monde. Le PG et ses élus démontrent à chaque fois qu’ils le peuvent que c’est possible. La politique doit reprendre du sens, c’est-à-dire autour de projets d’intérêts communs, des biens communs, reprendre sa place et reléguer les pseudos génies bâtisseurs locaux associés aux spéculateurs immobiliers.

 

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2016, Lettre Hebdo n° 28

Hébergement d’urgence saturé…

 

Une maison de retraite vidée de ses occupant-es à la Poterie en 2014, restée vide depuis, a été occupée en début d’été par 160 migrant-es soutenus par les associations UTUD, MRAP, Secours Populaire…

L’ouverture de ce squat répond à un besoin qui ne cesse de grandir. En effet, tous les jours, les associations refusent de nouvelles familles. Le 115 et le dispositif de la ville de Rennes seraient en saturation.

Ce constat sanctionne la politique d’hébergement qui est une compétence d’état. Cela sanctionne également la politique de la ville de Rennes qui préfère dépenser 800000€ de frais d’hôtel par an plutôt que de réquisitionner des bâtiments publics ou privés, laissés à l’abandon ou inoccupés depuis des années.

Les familles ne peuvent pas faire à manger dans les hôtels, les femmes se retrouvent aussi en difficultés dans ces conditions, et les enfants ?

Néanmoins, deux bonnes nouvelles, la scolarité de la cinquantaine d’enfants du squat se serait bien effectuée dans les groupes scolaires du secteur (Poterie, Doisneau, Landry…).

Le groupe Lamotte, nouveau propriétaire des lieux, a perdu sa requête d’expulsion au TGI. Un sursis de 6 mois bénéficie aux familles et associations. Que va-t-il se passer dans 6 mois ? L’année scolaire ne sera pas terminée.

Les riverains soutiennent l’occupation et s’opposent au projet immobilier de Lamotte.

Le Parti de Gauche et ses élus exigent que le fonctionnement de l’hébergement d’urgence soit revu. Nous soutenons également la demande des associations formulée auprès de Rennes Métropole pour que soit pris en charge le chauffage et l’eau chaude, coupés à ce jour.

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2016, Lettre Hebdo n°27

Non aux sept fermetures des bureaux de Poste!

 

 

Le Contrat de Présence Postale Territoriale 2014-2016 précise dans son article 6 que toute « évolution d’un « point de contact » (traduire bureau de poste) passe par un « diagnostic partagé entre la Poste et la commune concernée, préalable et formalisé ; avec l’accord du maire et du conseil municipal, qui valident le changement de statut du point de contact et la nature du partenariat… ». Il est dit à Rennes que 80% des missions seront assumées par des commerçants !

Le conseil municipal de Rennes n’a pas été consulté sur cette décision de La Poste. L’adjoint Marc Hervé s’est défendu face aux interventions syndicales en disant qu’ils « avaient sauvegardé » les quartiers prioritaires. Quelle hypocrisie lorsque l’on sait que le même Contrat cité plus haut précise dans les objectifs « le renforcement de la présence dans les zones urbaines sensibles ».

Mensonges, négociations dans le dos des citoyen-nes rennais, décisions unilatérales sans débat en conseil municipal, cette méthode est la méthode du pouvoir PS.

Cette première série de fermetures concentrées sur l’Est et le Sud-Est de Rennes (Coëtlogon, Hoche, Danton, Oberthur, St Hélier, Rapatel, Poterie) soit 1/3 du réseau, en annonce d’autres. 

Face à cela, la mobilisation s’est construite tout au long de l’été avec des rassemblements, la signature d’une pétition. Cela ne suffira pas pour empêcher la casse d’un service public de proximité. L’amplification des actions avec les habitant-es s’impose.

Nos élus ont exigé que ce soit mis à l’ordre du jour du prochain conseil municipal.

Signez, faites signer la pétition, interpellez les élus de quartier dans leurs permanences.

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Communiqué de presse, 16 juillet 2016

Massacre de Nice : Solidarité avec toutes les personnes affectées.

Non à la prorogation de l’état d’urgence !

Le Parti de Gauche tient d’abord à exprimer son indignation face au massacre perpétré le soir du 14 juillet à Nice et apporte son soutien à toutes celles et ceux qui souffrent de cet acte ignoble.

Dans le même temps, nous disqualifions le gouvernement pour ses dernières décisions.

Opposés dès le départ à l’instauration de l’état d’urgence en novembre 2015, le Parti de gauche dénonce la volonté du gouvernement de proroger avec trois mois supplémentaires.

L’état d’urgence ne se prend qu’en cas de péril imminent dans un pays, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui en France. L’atteinte aux libertés démocratiques permet tout, dont des mesures répressives à l’encontre de personnes mobilisées dans le mouvement social.

Nous l’avons constaté récemment. 3500 perquisitions pour quasiment aucune suite judiciaire liée au terrorisme. Par contre des assignations de militants, nous en avons subi des dizaines, des arrestations et condamnations arbitraires également.

Dans le même temps, la surenchère guerrière au Proche et Moyen Orient, sans aucune prise en compte de la situation des populations demeurées sur place, ne peut qu’accroître la catastrophe humanitaire et les réactions de haine, faisant ainsi le jeu de la violence.

Les décisions prises par Hollande et Valls à quatre heures du matin suite au drame abominable de Nice répondent à une réaction émotionnelle et non à une mesure politique adaptée, utile et efficace.

Cet inquiétant empressement à renchérir dans la peur, la rhétorique guerrière, les menaces tous azimut, rajoutent de la tension alors qu’il y a besoin de calme et de sérénité.

Le président Hollande et son chef de gouvernement se trompent. En réalité ce sont eux les véritables menaces contre la paix. Toutes les voix qui poussent à plus de sécurité, de contrôles, de restrictions des libertés accèdent aux conditions voulues par des organisations hostiles. De plus cela crée un climat qui permet des « passages à l’acte » de personnes fragilisées psychologiquement et enfin, ce climat de tension entretient des réactions islamophobes.

Pour ces raisons, le Parti de Gauche exprime avec force sa solidarité avec le peuple qui souffre donc son opposition à la prorogation de l’état d’urgence.